Agenda


Les dates à inscrire dans vos agendas.

  • ven
    02
    jan
    2015
    14 à16hRéseau Asie-Pacifique . Salle 640. Paris
    La construction du personnage en danse
    Nadedja Loujine est Chorégraphe, spécialiste de danses traditionnelles et de danses de caractère.
  • lun
    09
    fév
    2015
    13h-17hRéseau Asie -pacifique salle 640. Paris
     Théâtre en Algérie : du théâtre romain au théâtre algérien et Le théâtre de marionnettes en Algérie: état des lieux
    Mohammed Kali est journaliste et écrivain. Il est l'auteur de trois ouvrages sur le théâtre algérien : Théâtre algérien, la fin d'un malentendu ;  100 ans de théâtre algérien, du théâtre folklorique aux nouvelles écritures dramatiques et scéniques ; ainsi que de  Le théâtre de marionnettes en Algérie et ailleurs.

     

  • ven
    20
    fév
    2015
    14h-16hParis Réseau Asie salle 640
     La formation dans le Bunraku et le Kabuki
    Jeanne Sigée est auteure, traductrice, adaptatrice : Les spectres de Yotsuya, drame Kabuki en 5 actes, Iémon ou Le Flot divisé, drame Kabuki en 5 actes.
  • lun
    09
    mar
    2015
    14-16hRéseau Asie -Pacifique, salle 641. Paris
    Transferts culturels sur la scène européenne
    Ana Clara Santos est Professeur à l’université d’Algarve, Centre d’Etudes de Théâtre, université de Lisbonne
  • lun
    16
    mar
    2015
    Paris. Réseau Asie-pacifique, salle 640
    Ella Jaroszewicz : Le théâtre de Tomaszewski et l’influence de ce courant en France
    Avec la projection d'un collection unique de photos sur ce théâtre de Henryk Tomaszewski
    Ella Jaroszewicz est spécialiste du mime et de la pantomime dans le ballet. Elle enseigne au studio Magénia
  • lun
    30
    mar
    2015
    14h - 17hRéseau Asie et Pacifique salle 641
     La conférence abordera; à la suite de la traduction de deux monologues singapouriens contemporains la question du rôle du langage  théâtral. Dans cette cité-état née il y a tout juste 50 ans à l'extrémité de la péninsule malaise, et dont l'équilibre repose en partie sur le plurilinguisme, l'expression théâtrale peut-elle contribuer à l'émergence d'une langue nationale?
    Marc Goldberg, auteur et metteur en scène, est actuellement installé à Singapour où il dirige la compagnie Thyrsos.
  • lun
    13
    avr
    2015
    13h-17hMSH Réseau Asie-Pacifique. Salle 318. Bâtiment Le France, 190 Av. de France, 75013 Paris

    Une journée d'étude proposée par le CIRRAS : théâtre et scénographie en Tunisie.

    avec: Mohammed Ali Arous, Assistant à l'Institut Supérieur des Beaux Arts de Sousse; Olfa Bouassida ép. Souli, Assistante à l'Institut Supérieur des Beaux Arts de Sousse;  Fathi Rached, Scénographe, diplômé de l'Ecole Supérieure des Sciences et technologies de design de Tunis.
  • mer
    15
    avr
    2015
    lun
    31
    août
    2015
    10h-18h (sauf mardi)Musée Guimet. Place d'Iéna. 75016 Paris
    Du Nô à Mata Hari.
     Tel est le titre panoramique donné par le Musée National des Arts Asiatiques Emile Guimet pour un voyage à travers les différentes formes théâtrales  en Asie, de l'Inde au Japon et à la Chine en passant par différentes traditions culturelles d' Asie du Sud Est jusqu'en août 2015.
    C'est à travers la présentations d'objets, de costumes, de masques et de marionnettes que le visiteur saisit la diversité des pratiques théâtrales et leur évolution: rituels, cérémonies, distraction, mise en acte d'un répertoire littéraire...
    A noter que l'exposition s'accompagne d'une programmation exceptionnelle de spectacles, conférences-démonstrations, projections de films à l'auditorium du Musée, jusqu'à l'été 2015. Précisions et dates sur le site du MNAA Guimet.
     - Un Catalogue de 256 pages et 230 illustrations comment l'exposition (coédition MNAAG/ editions Artlys, 2015. Sous la direction d'Aurélie Samuel)
     - Une autre présentation accompagne l'exposition, celle d'estampes japonaises représentant des acteurs de Kabuki au XVIIIème siècle: "Japon, images d'acteurs" jusqu'au 6 juillet 2015.
     Plus d'informations sur: www.guimet.fr
  • lun
    11
    mai
    2015
    14-17hMSH. Réseau Asie salle 318
    Sur l'art du Nô
    Armen Godel est metteur en scène, Professeur honoraire à la Haute Ecole de musique de genève et écrivain. Derniers ouvrages parus: Joyaux et fleurs du Nô et la maison Kizuki et autres rencontres théâtrales. (2010)
  • lun
    18
    mai
    2015
    10h -17hThéâtre du Soleil - Cartoucherie de Vincennes. Route du champ de manoeuvres, 75012 Paris

    Une journée d'étude proposée par le Cirras.

    Après des interventions de J.J Lemêtre sur son rôle de musicien dans les spectacles du Théâtre du Soleil, et les rapports avec les chorégraphies, cette journée d'étude permettra d'explorer les rapports complexe de la musique et de la représentation théâtrale, à travers des exemples tirés de différentes époques ou aires culturelles: Grèce Antique et les transpositions en Occident moderne, Opéra chinois, théâtre indien et rituels vaudous.
    avec: Jean Jacques Lemètre, Jean Marc Quillet, Nadedja L. Loujine, Philippe Brunet, Fantine Cavet-Radet, Vincent Giroud, François Picard, Anitha Savithri Herr, Nancy Delhalle, Pietro Varasso.

    Pour plus de détails, consultez la rubrique "Journées d'études".

  • ven
    19
    juin
    2015
    14h-17hPavillon de l'Indochine-Jardin d'Agronomie Tropicale-45, Avenue de la Belle Gabrielle.75012 Paris
    Conferences organisées par le Centre de recherches Théâtrales Saint Blaise, avec le support du CIRRAS. Avec les interventions de Ali Ihsan Kaleci, Mustafa Avkiran, Irfan Gürdal.
  • mer
    09
    sept
    2015
    ven
    11
    sept
    2015
    10h à 18hINALCO, 65, rue des grands Moulins. 75013. Paris. Station de métro ligne 14 ou RER C :Bibliothèque F. Mitterrand
    Interventions de membres du CIRRAS dans le cadre du 5éme Congrès du Réseau Asie-Pacifique.
    Jeudi 10 septembre 2015 : 10 h à 12h. Salle 03 : Présentation du premier ouvrage collectif du CIRRAS, La scène mondiale aujourd'hui, des formes en mouvement. Coordinatrice: Françoise Quillet.  (Univ. de Franche Comté)
    Avec Françoise Quillet ;  Shi-Lung Lo (Univ. de Paris III) ; Nathalie Gauthard (Univ. de Nice Sophia Antipolis) ; Peter Brown (Australian National University).
                                           14 h. à 18 h. Salle 03 : Ateliers : Acteurs en déplacement : héritages, circulations, transformations du spectacle vivant : une approche interdisciplinaire. Coordinateur: Shi-Lung Lo (Univ. de Paris III)
    Avec Shi-Lung Lo  ; Nathalie Gauthard (Laboratoire interdisciplinaire Récits-Cultures-Sociétés) ; Eléonore Martin (Laboratoire d'Ethnoscénologie) ; Huang-Shu Ping (Univ. de  Paris VIII) ; Françoise Quillet (Univ. de Franche Comté) ; Jing Wang (Univ. de Paris III).

    Programme complet  et détails du contenu sur http://www.reseau-asie.com

  • ven
    13
    nov
    2015
    14 heures.Batiment Le France, salle 3. 190, avenue de France, 75013. Paris
    Du théâtre au Musée et du Musée au théâtre: le Taiyuan Asian Puppet Theatre Museum à Taïpei (Taïwan). Conférence de Robine Ruizendaal.
    Le Taiyuan Asian Puppet Theatre Museum recèle une collection unique dans le monde de plus de dix mille marionnettes provenant de partout en Asie.
      Le Musée a bien sûr pour mission la conservation des objets mais aussi la promotion et l'enseignement des différentes formes de théâtre de marionnettes d'Asie, qu'elles soinet traditionnelles ou modernes.
      Ainsi le Musée travaille-t-il en interaction avec son espace urbain proche et avec les diverses communautés de Taïwan. Il contribue aussi à faire connaître les pratiques culturelles autour de la marionnette à travers le monde par les spectacles qu'il conçoit.
    Robin Ruizendaal, ethnologue et sinologue, Docteur en Sinologie de l'Université de Leyden (Pays-Bas), dirige le Liu Lin Hsin-Puppet Theatre Museum à Taïpei (Taïwan). Il est directeur artistique de la Taiyuan Puppet Theatre company, basée au même endroit. Il a écrit et réalisé plus de 20 productions théâtrales taïwanaises modernes et traditionnelles, qui ont tourné dans plus de 30 pays dans le monde. Il est aussi Conseiller culturel pour les villes de Taïpei et Tainan.

     

     

     

     

  • lun
    23
    nov
    2015
    En raison de la situation créée par les attaques terroristes du vendredi 13 novembre, ces Conférences  ont été reportées au lundi 9 mai 2016.

     

  • lun
    30
    nov
    2015
    9h-18hThéâtre du Soleil. Cartoucherie de Vincennes. Route du champ de manoeuvre. 75012. Paris

    Une journée d'étude proposée par le Cirras.

    Quelle part de théâtre y-a-t-il dans la danse? Dans quelle mesure l'acteur de théâtre est-il lui aussi "danseur"?  Ces questions seront évoquées pendant cette journée d'étude.
    Les intervenantes et intervenants interrogeront les rapports complexes qui se tissent entre danse et théâtre, à travers la pratique de ces arts.

    Attention: nombre de place limité, inscription obligatoire.

    Plus de précisions dans la rubrique "activités"

     

  • lun
    07
    déc
    2015
    17 h. 30-19 heuresSociété d'Histoire du Théâtre. Bibliothèque nationale de France. 71, rue de Richelieu, 75002, Paris.
    Présentation du premier ouvrage du CIRRAS par Françoise Quillet, dans le cadre du séminaire CHCSC (UVSQ) (HISTOIRE DU SPECTACLE VIVANT, XIXe-XXe SIECLES)
     Quelles forces vives sont aujourd’hui à l’œuvre dans le théâtre ? Présentation d’un ouvrage qui est le premier d’une série destinée à examiner les forces vives à l’œuvre sur la scène mondiale d'aujourd'hui. Dans ce premier volume sont, entre autres, évoqués le Simb du Sénégal, un spectacle populaire issu d’un ancien rite d’exorcisme, le carnaval cher à la culture caribéenne, le Theatro Abierto rescapé de la dictature en Argentine, la comédie musicale si liée aux États-Unis, le Kathakali indien riche de quatre siècles d’histoire, les marionnettes sur eau du Vietnam. Nous poursuivons un questionnement central depuis notre premier ouvrage L’Orient au Théâtre du Soleil, consacré à l’étude des formes asiatiques « retravaillées » par le Théâtre du Soleil jusqu’à un ouvrage plus récent Arts du spectacle Identités métisses qui nous a permis d’évoquer non l’identité des arts mais leur diversité, les notions de mutation, de mixité, de mobilité aidant à penser l’identité dans l’interculturel avec les dimensions politiques, artistiques qui la composent.
    Programme des séances suivantes :
    4 janvier : Lise Jankovic, « Dans l'envers du décor de la comédie de magie espagnole : à la rencontre des artisans du spectaculaire flamboyant »
    Tout un peuple de professionnels de la scène — compositeurs, chorégraphes, comédiens, danseurs, machinistes, artificiers, mécaniciens, décorateurs, costumiers — œuvrait à la mise en scène des comédies de magie dont la pompe et la force spectaculaire reposaient sur la virtuosité et l’habileté de ces interprètes, créateurs et petites mains. L’objectif de l’intervention est de soulever, à la lumière de ces équipes artistiques, les paradoxes intenables qui entourent un théâtre aujourd’hui tombé dans l’oubli. La comédie de magie fut l’objet de critiques acerbes ; pourtant, quelque soit le champ artistique exploré, nous découvrons des pépinières de talent. On reprochait aux entreprises théâtrales la facilité du déluge d’effets, mais le dépouillement des archives prouve qu’ils étaient réalisés avec un esprit d’innovation constamment renouvelé. L’étude des réseaux d’artisans de la comédie de magie, motivée par le caractère collectif de toute création théâtrale, prétend contribuer à la révision des classifications entre genres nobles et genres mineurs.
     8 février : Aurélie Barbuscia, « La circulation du compositeur Rossini dans un cadre géopolitique en pleine mutation »
    Entre la naissance du compositeur G. Rossini, ses années de formation et le lancement de sa carrière péninsulaire puis internationale, la carte déjà bien morcelée de l’Europe ne cesse de se transformer. De fait, tant que la carrière de Rossini reste confinée à la péninsule, sa mobilité revêt davantage la forme de l’itinérance, soumise au mécanisme administratif des théâtres italiens et à l’autorité exercée par la figure de l’impresario. À partir du moment où sa carrière se déploie à l’échelle internationale, elle répond à deux logiques de mobilité à la fois concurrentes et complémentaires : d’une part, l’émergence d’un marché artistique européen, d’autre part, l’espace de confinement protecteur, celui de l’État et de ses « politiques culturelles ». Nous verrons combien la trajectoire du compositeur Rossini constitue un observatoire privilégié de l’Europe musicale en formation qui laisse émerger des capitales, des puissances, des alliances, des rivalités et des mises en concurrence.
     7 mars : Philippe Blay, « Reynaldo Hahn, homme de théâtre »
    Reynaldo Hahn (1874-1947) est sans doute le compositeur le plus éclectique de sa génération. Trop longtemps perçu sous le seul angle de la société brillante et mondaine à laquelle il a appartenu, il doit également être apprécié comme l’auteur d’une œuvre fort considérable et variée. Si la mélodie y tient une place prépondérante et a contribué amplement à sa réputation, les genres liés au théâtre en constituent l’autre axe principal : opéra, opérette, comédie musicale, musique de scène. Deux œuvres de premier plan sont à détacher de ce corpus et ont été reprises avec succès en 2015 : son opérette Ciboulette (1923) et son opéra Le Marchand de Venise (1935). Elles témoignent, chacune dans sa manière, de la conception dramatique d’un musicien de théâtre qui s’est voulu classique face à l’éloquence de la modernité.
     11 avril : Denis Guénoun, « Comment mesurer le temps et l’histoire du théâtre ? »
    A partir de son expérience, Denis Guénoun portera un regard personnel sur l’histoire du théâtre en France durant les quarante dernières années. Homme de théâtre, metteur en scène, universitaire et auteur d’œuvres théâtrales et d’ouvrages de philosophie, il a commencé à participer à la vie théâtrale en 1971 : peut-on déterminer les quatre dernières décennies comme une époque historique, les lire en tant qu'histoire ? Partant d’une méditation personnelle et réflexive, il s’agira de comprendre ce qui a changé d'une borne à l'autre, mais aussi et surtout en quel sens ces changements font histoire, constituent un temps et un devenir historiques.
    9 mai : Chloé Longeard, « L’intermittence pour statut professionnel : réappropriation d’un dispositif public »
    Comment expliquer qu’un régime d’indemnisation chômage ait valeur de statut professionnel pour les salariés intermittents du spectacle ? Pour saisir ce paradoxe, nous nous intéresserons à leurs représentations et pratiques professionnelles afin de révéler la manière dont ils se sont réapproprié un dispositif public. Loin de se réduire à un ensemble de règles, le régime d’indemnisation chômage propre aux intermittents du spectacle donne sens à l’expérience de travail de ces "professionnels sans profession". C’est ce qui explique qu’il soit, de manière paradoxale, investi comme un véritable "statut professionnel".
     13 juin : Claudette Joannis, « Edouard de Max (1869-1924), un tragédien à la gloire oubliée »
    Considéré comme le successeur de Mounet-Sully dans la tragédie classique, Edouard de Max d’origine roumaine, occupe une place à part dans le panthéon des acteurs des années 1900. Par son jeu emphatique et grandiloquent, il rejoint Sarah Bernhardt dont il est longtemps le partenaire avant de devenir tardivement, et non sans mal, sociétaire de la Comédie -Française. Pour Antoine c’était un tzigane et pour Jeanne Sully un prince de la tragédie. De Max est loin de faire l’unanimité parmi la critique et le public Son interprétation de Néron dans Britannicus dérange ou enthousiasme et il ne craint pas le scandale en apparaissant nu sur un rocher dans Prométhée ou en affichant ses penchants homosexuels Adoré ou décrié, il subjugua les foules par sa personnalité fantasque et excessive sur la scène comme dans la vie. Indifférent aux critiques, entouré d’amis, il ne chercha pas la gloire, uniquement préoccupé de bien faire son métier et de servir les poètes. Pourtant, il ne semble pas que la personnalité de cet acteur, aussi exceptionnelle soit-elle, ait suffi à assurer sa renommée posthume. Il est temps de le faire revivre.
     Séminaires tous organisés par le CHCSC (UVSQ) "Histoire du spectacle vivant aux XIXème et XXème siècles", au même lieu et au même horaire
    Responsables: Jean Claude YON, professeur à l'UVSQ et Graça Dos Santos, maître de Conférence HDR à l'Université de Paris-Nanterre-La Défense.
  • ven
    29
    jan
    2016
    14 heuresRéseau Asie-Pacifique, salle 641. Bâtiment Le France, 190, avenue de France 75013. Paris

     

    VIE DE GUNDLING FRÉDÉRIC DE PRUSSE SOMMEIL RÊVE CRI DE LESSING : un tournant dans l’oeuvre de Heiner Müller ?
      Cette pièce de Heiner Müller, auteur de l'ex-Allemagne de l'Est a été achevée en 1976, alors qu’il revenait d'un séjour de 9 mois aux USA. L’année 1976 est une année importante : elle marque un tournant, une fracture, dans l'histoire de la RDA : Wolf Biermann est déchu de la citoyenneté est-allemande, pour la première fois la contestation du régime par des intellectuels et artistes devient publique. En raison de ces deux phénomènes, commence en 1976 la « Republikflucht » : de nombreux artistes et écrivains, privés de possibilités de travail en RDA passent en RFA ou sont parfois exclus, envoyés en RFA par les autorités de RDA.
     Cette pièce est d’une facture singulière que nous nous attacherons à élucider, tout d’abord sur le mode de la lecture, en considérant diverses particularités flagrantes de ce texte et de sa « dramaturgie », d’autre part, en explicitant cette «dramaturgie» telle que nous l’avons explorée pratiquement lors de la mise en scène de cette pièce à Genève en 2014.
    Pourquoi, à propos de VIE DE GUNDLING FRÉDÉRIC DE PRUSSE SOMMEIL RÊVE CRI DE LESSING, cette focalisation sur la «dramaturgie» entendue comme structure de l’oeuvre à «représenter» et comme pensée de la pratique du théâtre ? Parce que dans cette pièce (notamment) la théorie brechtienne du « théâtre épique » fait l’objet d’un procès de torsion, d’inversion, de dé-composition, de dé-construction...
     VIE DE GUNDLING FRÉDÉRIC DE PRUSSE SOMMEIL RÊVE CRI DE LESSING
    Cette pièce, capitale dans l'oeuvre dramatique de Heiner Müller, a été traduite par Jean Jourdheuil et publiée dans le volume QUARTETT des Éditions de Minuit. Elle a été créée en français dans la mise en scène de Jean Jourdheuil, à l'espace du Théâtre du Loup, pour le compte de la Comédie de Genève en automne 2014. Dans cette pièce, Armen Godel a tenu le rôle de fil conducteur, tout en y apparaissant sous les traits du grand dramaturge allemand Gotthold Ephraïm Lessing...

    Jean Jourdheuil est écrivain, traducteur et metteur en scène. Outre celle-ci, il a présenté d'autres pièces de Heiner Müller: Jean Jacques Rousseau, Hamlet-machine, Mauser

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  • ven
    05
    fév
    2016
    10h 30Bâtiment Le France, Salle 1. 190, avenue de France, 75013. Paris
      Ombre : fascination et interprétation est une conférence de Jean Pierre Lescot. 
    Voyager aux pays des ombres ce n’est pas seulement dévoiler le secret des hommes et des choses, montrer leur ombre sombre, c’est préférer un univers ondoyant, élastique, tremblant, qui dit la fragilité du rire, de la vie, de l’homme et de l’amour. L'intervention donnera un aperçu général sur le théâtre d’ombres, historique, esthétique et technique.
     

     Jean-Pierre Lescot est directeur d’une Compagnie de Théâtre d’ombres et de marionnettes depuis 1968. Il encadre de nombreux stages en France et à l’étranger en direction des professionnels du spectacle et de l’enseignement. Il a été directeur artistique du théâtre Roublot à Fontenay-sous-Bois « Pôle de la Marionnette en Val-de-Marne » pendant 28 ans.

    Les places étant limitées, merci d’envoyer un mail de confirmation à francoise.quillet@neuf.fr

  • lun
    29
    fév
    2016
    14 heuresBatiment Le France. 190, avenue de France - 75013 - Paris
    Le Tartuffe de Molière : de la tradition à la modernité sur les planches espagnoles
    Le Tartuffe de Molière ? Cette célèbre pièce de Molière est souvent revisitée en France. Il suffit de regarder les dernières représentations, avec les propositions récentes de Stoev ou de Lambert, ou à l'affiche, celle de Bondy, pour se rendre compte de l'intérêt que le texte de Molière suscite encore de nos jours.
    Il en est de même en Espagne : le caractère atemporel et universel du personnage de Tartuffe fait que les metteurs en scène veulent le voir évoluer également sur la scène espagnole. La conférence abordera les questions posées par ce personnage, d'un point de vue à mi-chemin entre tradition et modernité, à partir du projet de création théâtrale de cette pièce.

    Rafael Ruiz, Professeur de littérature française, cinéma et théâtre à l'Université de Grenade.

     

  • lun
    07
    mar
    2016
    15 heuresBâtiment Le France, Salle 3. 190, avenue de France, 75013. Paris
     Stéréotypes raciaux et écriture scénique de l’hybridité dans les pièces chorégraphiques de Annabel Guérédrat (Compagnie Artincidence) et de Jean-Hugues Mirédin (Compagnie Art&fact ). Une Conférence de Karine Bénac- Giroux
    Dans certaines de leurs pièces chorégraphiques, Annabel Guérédrat (chorégraphe, danseuse et performeuse) et Jean-Hugues Mirédin (chorégraphe et danseur) travaillent sur les « traces » liées à la mémoire et à la « réalité post-coloniale » martiniquaises. Des images scéniques créées émergent divers stéréotypes raciaux - souvent sur un mode ludique ou grotesque qui n’exclut pas une certaine violence -, stéréotypes qui interrogent inlassablement le rapport à l’autre, au discours dominant, à l’Histoire. Dans ce travail sur le comique et le burlesque sont ainsi mis en scène des corps hybrides, lieu de chevauchement de la tradition et de la modernité.

    Karine Bénac-Giroux est maître de conférences HDR en littérature française à l’Université des Antilles (Faculté des lettres de Schoelcher, Martinique). Elle est Membre titulaire du CRPLC-UMR 8053 et chercheur associé de l’IHRIM.

    Elle est l'auteur d'un entretien avec Jean Hugues Miredin à paraître dans la revue Tracés n° 30. Ses dernières publications : L’Inconstance dans la comédie du XVIIIe siècle, Paris, L’Harmattan, 2010, et Destouches : masques et métamorphoses du moi, PUR, 2011, ainsi que« Enchantement et bouffonnerie dans Les Paladins de Rameau : du livret de Duplat de Monticourt à la mise en scène de José Montalvo et Dominique Hervieu », article paru dans L’Artifice dans les lettres et les arts, sous la direction d’Elisabeth Lavezzi et Thomothée Picard (PUR, 2015). Elle a organisé entre 2013 et 2015 deux colloques internationaux mis en ligne par la Bibliothèque Numérique Manioc, manioc.org, ainsi qu’une journée d’études. 

    Lien : http://www.manioc.org/fichiers/V15158

  • ven
    18
    mar
    2016
    15h. 30.Bâtiment Le France, salle 2. 190, avenue de France. 75013 - Paris
    La poétique du Nô : des sources et agrégats poétiques dans le Nô Ominameshi (Les valérianes), par Armen Godel
    Il était un homme qui avait pour nom Yorikaze. Il vivait à Yawata. Or il s'éprit d'une jeune femme de la Capitale. Tous deux faisaient ainsi la navette pour se retrouver. Un jour, il lui jura de la rejoindre pour toujours à telle date à telle heure. La jeune femme l'attendit, mais il ne venait pas. Alors elle se rendit chez lui. À Yawata, personne. Quelqu'un de la maison lui dit qu'il s'en était allé trouver une autre. Pleine d'amertume, la jeune femme se rendit sur les bords de la rivière et se précipita dans ses remous. Peu après, Yorikaze apprit la chose. Saisi de remords, il se précipita dans la même rivière où il périt noyé. Ominameshi met en jeu le drame d'un couple dans l'incapacité de se rejoindre dans cette vie, sinon, selon toute espérance, une fois dans l'au-delà.

     Armen Godel est écrivain, homme de théâtre et traducteur. Il vient d'achever la première traduction en français de ce nô fascinant, qui offre un éventail éblouissant de ressources poétiques, allégoriques ou symboliques, autant d'aspects de la poétique proprement dite du théâtre Nô, qui seront analysés au cours de cette conférence.

     

  • lun
    21
    mar
    2016
    14 heures.Bâtiment Le France, Salle 641. 190, avenue de France, 75013. Paris
    Le Topeng, théâtre dansé, masqué et musical de Bali. Une Conférence de Frédéric Tellier, acteur, metteur en scène.
    Frédéric Tellier présentera son expérience balinaise et sa confrontation au topeng, théâtre dansé et masqué de Bali : une expérience de la liberté, une manière d’éprouver l'altérité et de (re)découvrir certaines grandes lois du théâtre au-delà de la différence culturelle.

    Frédéric Tellier  diplômé de l'Ecole Internationale de Théâtre Jacques Lecoq, est directeur du Théâtre du Lin. Il s’intéresse au travail du masque aux traditions scéniques extrême-orientales. Il se rend régulièrement en Indonésie, au Japon mais aussi en Thaïlande,en Inde, au Vietnam et à Taïwan.

    La Compagnie du Théâtre du Lin, depuis sa création en 1996, est engagée dans une recherche où création musicale et création théâtrale se répondent. La rencontre a donc lieu au croisement de plusieurs disciplines : écriture contemporaine et masque principalement mais également musique instrumentale ou électroacoustique, chant et théâtre gestuel. La compagnie n’entend cependant pas pour autant se spécialiser dans un genre unique , mais diversifie ses approches autour de grands textes fondateurs.

     

     

  • ven
    15
    avr
    2016
    14 à 18 h.Réseau Asie-Pacifique, salle 641. Bâtiment Le France, 190, avenue de France 75013. Paris
    CHOREIA 1 - ESPACE
    " Pour aborder la question de la relation entre théâtre, musique et danse, il est fécond de convoquer la notion antique de choreia. Pour une raison élémentaire : adopter un terme simple pour désigner cette relation complexe offre une économie discursive très profitable. Il est à noter que le terme "choreia" est la source étymologique de "chœur" comme de "chorégraphie". (Jean-Marc Quillet)
    Ce sujet occupera plusieurs journées du CIRRAS, journées d'études et d'échange suivant le projet du groupe.
     
    Lors de cette première journée, nous entendrons les deux communications suivantes : Espace acoustique et visuel, par Jean Marc Quillet, et Macro Harmony de la musique de théâtre, par Marcello Amalfi
  • lun
    18
    avr
    2016
    14 heuresBâtiment Le France, . 190, avenue de France, 75013. Paris
    Le théâtre arabe à l’épreuve de l’adaptation.
    L’adaptation ou al Iqtibas, est une pratique intertextuelle qui occupe une place particulière dans l’histoire du théâtre arabe. La première pièce théâtrale arabe, al Bakhil de Marun al Naqash ne fut-elle pas une transplantation de l’Avare de Molière ? Depuis la naissance du théâtre arabe moderne en 1847, l’adaptation théâtrale, sous toutes ses formes, transplantation, arabisation, acclimatation, plagiat…, est devenue une pratique « incontournable » pour tout jeune dramaturge arabe désirant pratiquer ce nouvel art importé d’ailleurs. Si les années 1960 ont été marquées par un retour à des formes d’écriture et de spectacles dites « patrimoniales » ou « authentiquement arabes », les années 1980 verront de nouveau un retour massif du texte étranger. Une tendance qui n’a, depuis, cessé de s’amplifier et qui aujourd’hui encore attire un grand nombre de dramaturges et metteurs en scène. Il suffit de relever le nombre important de pièces étrangères jouées lors des derniers festivals et rencontres théâtrales arabes pour s’en convaincre. Nous essaierons lors de cette conférence de mettre en lumière cette pratique qui marqua et façonna profondément la pratique théâtrale arabe, depuis les premières tentatives dont le but était de s’approprier et d’acclimater un art étranger jusqu’aux tentatives récentes que connaissent les scènes théâtrales qu’on pourra qualifier de post-dramatiques. Ce sera aussi l’occasion de braquer les projecteurs sur certains dramaturges comme Tayeb Saddiki, qui ont excellé au plus haut point dans cette pratique interculturelle.

    Omar Fertat est Maître de Conférences à l’université de Bordeaux Montaigne où il enseigne la littérature arabe moderne au Département des Études Orientales et Extrême-Orientales et les arts spectaculaires arabes au Département des Arts du Spectacle.  Ses recherches portent sur le théâtre arabe en général et plus particulièrement sur les formes populaires du théâtre maghrébin. Il s’intéresse aussi aux questions liées à la traduction et à l’adaptation  ainsi qu’aux formes contemporaines des arts du spectacle dans le monde arabe. Directeur de la revue Horizons/théâtre et codirecteur de la collection "Monde arabe-Monde musulman", il a codirigé deux ouvrages : Pour un Théâtre-Monde. Plurilinguisme, interculturalité, transmission (2013) et Dramaturgies alternatives (2015). Ses deux derniers ouvrages, L’Autre et ses représentations dans le monde arabo-musulman et Le théâtre marocain à l’épreuve du texte étranger : traduction, adaptation, nouvelle dramaturgie paraîtront en 2016.

  • lun
    09
    mai
    2016
    14h -17hCentre Mandapa. 6, rue Wurtz. 75013, Paris
    En 2015, le Centre Mandapa fête ses 40 ans.
    Cet anniversaire donnera  l'occasion d'une présentation rétrospective des buts et des activités du Centre Mandapa à Paris, fondé il y a quarante ans. Une présentation sera faite du travail de l'équipe du Centre Mandapa. Plusieurs interventions porteront sur les danses de l'Inde, en l'honneur au centre Mandapa: Kathakali, Bharata Natyam, Kathak. Ces interventions seront accompagnées de la projection de documents filmés.
    Adresse: 6, rue Wurtz . 75013 - Paris. Métro ligne 6 (Glacière ou Corvisart)
    Avec: Milena Salvini, Isabelle Anna, Eliane Béranger, Alex Berger, Malou Boulet, Dominique Boss et Michel Lestréhan.
  • ven
    20
    mai
    2016
    14h30Batiment Le France, salle B (sous-sol). 190, avenue de France - 75013 - Paris

    ATTENTION! Cette Conférence est annulée pour impératif majeur, et reportée à une date ultérieure.

     

    Le groupe danse du CIRRAS invite Iris BERBAIN pour une conférence « Le public au spectacle »                                  

     

    Iris Berbain est conservateur au département des Arts et du spectacle à la Bibliothèque Nationale de France, elle y est responsable du service iconographique et est l’auteur d’une thèse de doctorat sur le décorateur Emile Bertin (1ère moitié du XXe siècle).

    Conférence ouverte à tous, suivie d’échanges.

    us, suivie d’échanges.

  • ven
    24
    juin
    2016
    14 heures.Bâtiment Le France, Salle 310. 190, avenue de France, 75013. Paris
    Noverre et la construction du personnage en danse, par Perrine Danjou.
    Jean Georges Noverre (1727-1810) est considéré encore aujourd'hui comme l'un des plus grands maîtres de ballet de tous les temps. La communication se propose d'éclairer sa personnalité, les relations avec les artistes de son époque, les sources et l'originalité de sa philosophie de la danse, e de resituer sa carrière dans le contexte historique et artistique de la danse au Siècle des Lumières.

    Perrine DANJOU est Professeur d'Histoire géographie, spécialiste d'histoire de la dans

     

     

     

  • lun
    12
    sept
    2016
    14 h.Bâtiment Le france, salle 2. 190, avenue de france. 75013 - Paris

    ATTENTION : cette conférence est annulée

    La conférence présentera l'évolution récente des tendances et des pratiques théâtrales en Algérie.

    Sofiane ATTIA est auteur, metteur en scène, forateur et directeur du groupe "Canevas".

    Lemya MAAMERI est doctorante à l'Université françois Rabelais de Tours.

  • ven
    16
    sept
    2016
    14 h.Bâtiment Le france, salle 2. 190, avenue de france. 75013 - Paris
    La conférence présentera certains essais de création d'un théâtre des corps éloquents et des masques à travers la (re-) découverte du Nô et de la Commedia dell'Arte chez le mime Farina, Jacques Copeau et Charles Dullin dans les années 1910-1920.

    Laurette Burgholzer est PRAE postdocs à l'Université de Vienne (Autriche)

     

  • lun
    03
    oct
    2016
    14 heuresBâtiment Le france, salle 2. 190, avenue de france. 75013 - Paris

    Hervé Guay est professeur  au département de Lettres et Communication sociale  de l'Université du Québec à Trois Riviéres

  • ven
    04
    nov
    2016
    14 h.Bâtiment Le france, salle 2. 190, avenue de france. 75013 - Paris. Métro ligne 6. Quai de la gare
      La diversité culturelle à l'ère du numérique : une synthèse et une réflexion à l'occasion des 10 ans de la Convention UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.
    Cette conférence  a pour but de présenter et de réfléchir à partir des expériences canadiennes présentées dans la récente publication de la Coalition canadienne pour la diversité à propos des défis que représente le développement des techniques numériques

    Fanny Badey est doctorante en sociologie, et chargée de communication à l'Institut Lumière à Lyon

  • lun
    14
    nov
    2016
    14 heuresBâtiment Le France, salle 3. 190, avenue de France. 75013 - Paris. Métro ligne 6. Quai de la gare
    Le Cosmos et le Jeu : les contenus des traités indo-javano-balinais (Indonésie) présentés par Catherine (Kati) Basset.
    Les contenus des traités spécialisés traditionnels javano-balinais ne portent ni sur l'esthétique, ni sur le spectacle, ni sur les performances scéniques proprement dites, ils ne sont pas principalement destinés aux acteurs et musiciens, mais aux initiés (mage-dalang, notamment).
    La conférence examinera comment ces traités engagent un rapport à l'Univers spécifique, très éloigné des conceptions occidentales de la représentation.

    Catherine (Kati) Basset,riche d'une douzaine d'années d'expérience de terrain à Bali et Java (Indonésie), ainsi que des pratiques scéniques, est enseignante (Inalco-Université de Franche-Comté), chercheur (C.A.S.E.CNRS-EHESS), et auteur de nombreux articles sur les relations entre pratiques scéniques et leur fond hindou-bouddhique (tantrique)

     

     

     

  • ven
    25
    nov
    2016
    14h.Bâtiment Le France, salle 3. 190, avenue de France. 75013 - Paris. Métro ligne 6. Quai de la gare
    Hybridisme et interculturalité du théâtre italien à  Paris, entre crise et création (1680-1716), par Camilla Maria Cederna
    Installée à l'Hôtel de Bourgogne de Paris en 1680, la Comédie-Italienne développe un répertoire  qui se transforme et s'adapte en contact avec le contexte linguistique et théâtral français. Fermé le 14 mai 1697 par ordre du Roi, ce théâtre rouvrira en 1716 avec l'arrivée de la troupe de Luigi Riccoboni. A partir du Théâtre italien, le recueil publié par Evaristo Gherardi  (1700), la conférencière proposera de réfléchir sur les différents aspects de ce procesus d'osmose et d'hybridisme générique, qui caractérise la production des "italiens" dans cette période.

    Camilla Maria Cederna enseigne à l'Université de Lille 3 SHS.

  • lun
    05
    déc
    2016
    14 à 17 h.Bâtiment Le France, salle 1. 190, avenue de France . 75013. Paris. Métro Quai de la Gare ou Bibliothèque François Mitterand
    Le jeu et la pratique théâtrale dans le théâtre indo-javano-balinais, par Catherine (Kati) Basset.
    Cette conférence prend la suite directe de la communication du 14 novembre 2016 qui a porté sur le rôle des traités d'origine javanaise dans la pratique du théâtre balinais; Il y sera plus précisément question de la pratique, y compris dans ses aspects musicaux.
  • jeu
    08
    déc
    2016
    15h30Bâtiment Le France, salle du Conseil B. 190, avenue de France. 75013 - Paris. Métro ligne 6. Quai de la gare
    Fabio Tolledi va présenter l'expérience d'Astràgali Teatro dans des territoires de conflit (Palestine; Iraq-Kurdistan; Syrie; Chypre; Turquie; Tunisie), ainsi que d'autres interventions de son théâtre qui abordent toute sorte de conflit social.
    Nos sociétés sont marquées par les conflits et le conflit a des formes multiples. Le théâtre, instrument de compréhension et de questionnement, peut ouvrir une réflexion critique et proposer des voies concrètes pour dépasser les conflits. Comme expérience du corps des comédiennes et comédiens, rencontre avec le corps des spectateurs, ou mieux encore, des gens et des communautés, le théâtre est une pratique forte de partage et de conscience critique.

    Fabio Tolledi est metteur en scène , auteur dramatique et directeur artistique d'Astragàli Teatro. Il est aussi Président du Centre italien de l'I.T.I. (Institut International du Théâtre), Vice-Président  du Comité de développement et d'identité culturelle d'I.T.I.. Il est aussi chercheur et sociologue à l' Université de Salento. Il a  drigé des projets de coopération artistique entre Astragàli Teatro et des leiux cultutels dans différents pays à travers le monde.. Il s'attache à créer des performances en dehors des lieux théâtraux traditionnels (lieux naturels, industriels, monuments historiques)

  • ven
    03
    fév
    2017
    14-17 h.ARTCENA. 68, rue Folie Méricourt. 75011. Paris Métro Oberkampf.

    Conférence du CIRRAS . La médiation culturelle, un moyen d’intégration et d’insertion sociale par les arts et la culture, par Fanny Badey

    La médiation culturelle désigne le processus de mise en relation entre les sphères de la culture et du social, la construction de nouveaux liens entre politique, culture et espace public.

    Si de nombreux projets de médiation sont aujourd’hui liés au développement et à la fidélisation du public dans les lieux culturels, d’autres projets mettent également l’accent sur le développement personnel et l’intégration sociale.

    Par le biais d’exemples québécois, nous tenterons de définir la médiation culturelle en tant que moyen d’intégration et découvrirons, par la même occasion, différents projets et associations novateurs.

     Fanny Badey est doctorante en sociologie à l’université de Franche-Comté et Chargée de communication à l’Institut Lumière à Lyon.

     

  • lun
    27
    mar
    2017
    14 heuresBâtiment Le France, salle du Conseil B. 190, avenue de France. 75013 - Paris. Métro ligne 6. Quai de la gare
    Le NATYASASTRA, ou l'extra-ordinaire théâtre. Une transmission en jeu.
    La conférence présentera  le Natyasastra, traité indien réputé comme l'un des plus ancien du monde. Le dieu Bhrama l'aurait divulgué directement  à son auteur, Bharata Muni, pour révéler cet art du théâtre comme une manière de relier les différents éléments du cosmos. Il s'agira égalemnt de montrer comment ce traité a permis de développer un système de codes esthétiques laissant transparaître le jeu de la création divine.

    Géraldine Nalini-Margnac est Doctorante en Arts du Spectacle à l'Université de Paris VIII

  • ven
    31
    mar
    2017
    14h.Bâtiment Le France, salle 318. 190, avenue de France. 75013 - Paris. Métro ligne 6. Quai de la gare
    Les nouvelles mises en scène théâtrales aujourd'hui en Iran proposent fréquemment une interrogation sur la frontière entre le réel et l' imaginaire.. La conférence se propose d'étudier cette problématique à la lumière du dernier spectacle de Neda Shahrokhi : La fenêtre ou c'est moi qui écris mon histoire.
    La conférence sera suivie d'une table ronde avec la metteure en scène Neda Shahrokhi, de la  Compagnie Fanous de Téhéran. A Paris les 31 mars et 1er avril.

    Yassaman Khajehi est HAR à Paris X Nanterre.

  • ven
    21
    avr
    2017
    14 h.ARTCENA. 68, rue Folie Méricourt. 75011. Paris Métro Oberkampf.
    Choreïa 2 : le temps
    Cette présentation s'articule avec la première journée qui traitait de l'espace. La relation entre texte, corps et musique se trame sur un métier utilisant les fils du temps. La conférence évoquera donc les temporalités du texte, du corps et de la musique au sein de l'espace de la représentation, d'abord séparément, puis de manière associée. C'est cette association qui forme la complexité métrique, au coeur de la Choreïa du point de vue du public comme de l'artiste sur scène.

    Jean Marc Quillet est musicien , homme de théâtre, Directeur adjoint du Conservatoire d'Amiens.

     

     

  • ven
    19
    mai
    2017
    14h.ARTCENA. 68, rue Folie Méricourt. 75011. Paris Métro Oberkampf.
    Le théâtre au miroir des langues
    L'intervenant présentera un ouvrage issu du projet ANR "IdT - Les Idées du théâtre", visant à saisir les notions qui régissent le théâtre de la première modernité à partir de leur mode de désignation. Trois aires géo-linguistiques sont concernées par cette enquête: la France, l'Italie et l'Espagne (XVIe et XVIIe siècles).
    L’intervention visera aussi à expliquer comment a été organisée la réflexion lexicale, à partlr du site web du projet.

    Marc Vuillermoz est Maître de Conférence en Littérature française du XVIIème siècleà l'université Savoie-Mont Blanc de Chambéry

  • mer
    24
    mai
    2017
    14 h.MSHE. Bâtiment A salle 44, 3ème étage. 54, boulevard Raspail. 75006 Paris. Métro Sèvres Babylone
    Le projet Theatrum Mundi par l'Astragali Teatro. Conférence de Fabio Tolledi.
    Le projet, Theatrum Mundi, s’intéresse aux transformations, dans des contextes urbains multiculturels d’aujourd’hui, de certaines formes théâtrales traditionnelles, telles que la tradition italienne de « comédie », la tragédie et la comédie de l’Antiquité grecque, la tradition du conte... Ces transformations permettent, à travers de nouveaux langages artistiques et de nouvelles pratiques, de traiter des thèmes d’actualité tels que les conflits, la violence, les migration, les frontières… et d’atteindre de nouveaux publics - ce qui est, plus que jamais, nécessaire dans le contexte actuel.

    Fabio Tolledi est metteur en scène, auteur dramatique, directeur artistique d’Astràgali Teatro depuis 1992, président du Centre italien de l’Institut International du Théâtre ITI, vice-Président du Comité de Développement et d’Identité Culturelle de l’ITI, chercheur en sociologie à l’Université de Salento.

    Sur Astragali Teatro, voir la présentation dans la conférence du 8 décembre 2016.

  • ven
    09
    juin
    2017
    14 h.54, boulevard Raspail. Bâtiment B, salle 18.75014 Paris. Métro Sèvres Babylone
    Le corps caché, une conférence de Carlo Locatelli
    Cette conférence présentera, à travers trente ans de pratique de danse, une réflexion in vivo sur le corps, entre énergie, imaginaire et approche somatique.

    Carlo Locatelli s'est formé, parallèlement à son parcours universitaire (Lettres et Philosophie, Disciplines Art Musique et Spectacle, département sous la direction d’Umberto Eco, Bologne), à la danse contemporaine en Italie et au Japon où il a approfondi la danse Bûto avec Tanaka Min. En France depuis 1992, il a été l'interprète de plusieurs chorégraphes avant de s’engager dans son propre travail de création,  Cie Avventure di vita.
    Actif dans une recherché pluridisciplinaire sur le corps, sujet de la danse, il s’intéresse à plusieurs approches corporelles: Yoga, Alexander, Ostéopathie, Feldenkrais, AFCMD, Posturopodie, Anatomie pour le mouvement. Il s‘est formé à la Pédagogie Perceptive (méthode Danis Bois, technique qui porte sur les aspects sensoriels du mouvement). Toutes ces approches ont nourri son activité artistique et pédagogique en questionnant la présence du corps en scène, l’harmonie du geste dans une direction sensible et les qualités dynamiques du mouvement dansé.

     

     

  • ven
    16
    juin
    2017
    14h.ARTCENA. 68, rue Folie Méricourt. 75011. Paris Métro Oberkampf.
    L'invariant de tous les Arts. Une conférence de Marc -Mathieu Münch
    Toutes les sciences humaines existantes sont peu à peu sorties de la philosophie au court des derniers siècles,en créant des méthodes et en rassemblant des documentations nouvelles. Toutes, sauf l'esthétique. Or, de nombreux philosophes arrivent eux-mêmes maintenant à la conclusion que la philosophie est mal placée pour définir la spécificité de l'art.
    La conférence abordera donc le problème de cette spécificité, en définissant par quel invariant planétaire il serait possible de bâtir une théorie de l'art nouvelle, rendant compte à la fois de la diversité des oeuvres et de l'unité anthropologique du phénomène.

    Marc-Mathieu Münch est Professeur émérite en Littérature générale et comparée à l'Université de Metz.

     

  • lun
    19
    juin
    2017
    14 h.Maison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail. 75006, Paris Salle 18, bâtiment B. Métro Sévres Babylone
     Les corps comme médium, conférence de Stefania Rossetti
    Les huit mois de recherche ethnographique que Stefania Rossetti a  passés en Indonésie, lui ont permis d’ observer très précisément les pawang « les maitres des esprits » du rituel le Jathilan dans l’ile de Java. Grâce à ses expériences de pédagogue et de « corps » en acte dans sa carrière de performeuse et de chorégraphe ; elle a pu comparer ces rituels avec la pratique de l’improvisation en danse contemporaine.
    Cette comparaison sera l’objet de sa conférence qui sera accompagnée par deux projections filmiques et des photos inédites réalisées pendant cette recherche.

    Stefania Rossetti est danseuse, chorégraphe et pédagogue. Elle a fondé récemment le Festival Corpus XV de la ville de Paris. Elle collabore avec plusieurs artistes et poursuit ses recherches sur la composition chorégraphique et l’improvisation en danse.www.stefaniarossetti.com

  • jeu
    06
    juil
    2017
    14 h.Maison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail. 75006, Paris Salle 45, bâtiment A. Métro Sévres Babylone
    Nature et création artistique, le terroir et le génie.

    La conférencière s'attachera à analyser les notions de "sublime" et de "génie" à partir des conceptions de Diderot dans le Paradoxe sur le comédien.  Après une comparaison de Diderot et de Du Bos , elle se référera  à Platon et à Kant pour aboutir à Charles Batteux, objet de son étude.
    Maria Orquideaa Borges est enseignante à la Escola Superior de Educação de Coimbra (Portugal)

  • ven
    06
    oct
    2017
    14 à 17 h.Maison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail. 75006, Paris Salle 50, bâtiment A. Métro Sévres Babylone
    Le Nô infini : cinq études, fragments d'une chronique et trois Nô traduits. Une présentation de l'ouvrage récemment paru par son auteur, Armen Godel.
    L'auteur présentera  la genèse cet ouvrage sur le théâtre Nô, ou comment la théorie peut découler de la pratique, comment la théorie peut s'intriquer dans la pratique, et comment la théorie peut influer sur la pratique.
    La présentation sera suivie de la lecture d'un extrait par l'auteur.

    Armen GODEL est metteur en scène et écrivain, Professeur honoraire de la Haute Ecole de Musique de Genève (HEMG)

  • lun
    09
    oct
    2017
    14hMaison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail. 75006, Paris Salle 50, bâtiment A. Métro Sévres Babylone
     "Le théâtre comme exploration ethnographique", par Bernard MÜLLER (EHESS)
     
    A la lumière de projets en cours, cette conférence propose d’engager une réflexion critique autour d’un mode de recherche en sciences sociales et humaines qui procède de la création artistique, et notamment du spectacle ou de la performance. On s’intéressera autant aux projets artistiques qui puisent dans la boite à outils de l’ethnographie qu’aux projets scientifiques qui assument aussi une dimension artistique (qu’elle soit littéraire, poétique ou relevant des arts plastiques). Quel que soit le degré de ce rapprochement, ces démarches ont en commun de fondre les processus artistiques et scientifiques au cours de la construction de leur objet. Dans cette zone de chevauchement de plusieurs disciplines (principalement : anthropologie, performance studies, ethnoscénologie, arts plastiques/performance et études théâtrales), on explorera les possibilités d'une approche dont les méthodes seront envisagées comme autant de leviers sur des terrains conçus comme expérimentaux.

     Bernard Müller envisage la performance comme véhicule de la recherche, et plus généralement l’art comme mode d’exploration et de production de connaissance. Ses terrains sont le théâtre, la performance et le musée. Il anime CURIO www.curioweb.org , un groupe de recherche par la performance réunissant chercheurs, artistes ou chercheurs-créateurs dans l’idée de favoriser les démarches artistiques qui puisent dans la boite à outils des sciences humaines (en particulier de l’ethnographie) et des projets scientifiques qui assument une dimension artistique. Il dirige depuis 2003 avec Thierry Bonnot le séminaire « mise en scène et en récit » à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Paris) où il est membre de l’IRIS.

  • jeu
    12
    oct
    2017
    14hMaison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail. 75006, Paris Salle 50, bâtiment A. Métro Sévres Babylone
    Transferts culturels sur la scène ibérique: le répertoire romantique. Une conférence de Ana Clara Santos.
    Comme le propose Michel Espagne, « une histoire interculturelle pourrait se fonder sur les relations observées de telle ou telle grande figure de la vie intellectuelle avec une aire culturelle étrangère, de façon à démontrer que l’impulsion donnée à l’identité reposait en fait sur une transmission d’importations étrangères. » (Espagne, 1999 : 30). La conférence visera, sous l’impulsion des études sur les transferts culturels et la traduction, à mieux comprendre le processus de médiation de l’esthétique du Romantisme entre la France, l’Espagne et le Portugal et à tracer les trajectoires de la circulation de certains biens culturels du répertoire romantique parisien. Il semblerait en effet qu’une longue route soit encore à parcourir dans le domaine de la connaissance des échanges culturels dans le sud de l’Europe afin d’en arriver à l’édification d’une Histoire du théâtre et du spectacle européen. Cette conférence n’apporte que quelques fondements et illustrations à une partie de cette Histoire.

     

    Ana Clara Santos mène sa recherche au Centre d’Etudes de Théâtre de l’Université de Lisbonne et elle dirige actuellement la collection théâtrale « Entracte : études de théâtre et performance » qu’elle a fondée aux éditions Le Manuscrit à Paris : http://www.manuscrit.com/Collection.aspx?cid=101

  • mer
    18
    oct
    2017
    14hMaison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail. 75006, Paris Salle 45, bâtiment A. Métro Sévres Babylone
    Penser l’entre-culture sur la scène mondiale aujourd’hui
    Une conférence d'Erica Letailleur

    Cette conférence s’inscrit dans un cycle visant à questionner les différents aspects de l’inter/trans/multi-culturalité et leurs effets, dans le contexte de la création scénique, mesurés à l’aune de la mondialisation/globalisation dans le secteur du spectacle vivant. Une première conférence, donnée le 20 septembre dernier, nous a permis d’introduire le sujet et la problématique, à travers l’exemple précis d’un module de formation international à destination d’artistes du spectacle vivant (dans le cadre d’un programme de formation tout au long de la vie), se déroulant entre deux pays : la France et la Turquie. À cette occasion, nous sommes revenus sur l’expérience et les témoignages des artistes y ayant participé, ce qui nous a permis de soulever un ensemble de questionnements relatifs à ce qui pourrait forger l’esprit de l’entre-culture, d’un point de vue intime, pour l’artiste de la scène vivante contemporaine.
    Cette seconde intervention portera sur un aspect plus général de la problématique, puisqu’elle visera à présenter les différentes manières de concevoir l’entre-culture aujourd’hui, à partir des grands penseurs et des grands concepts qui nourrissent la réflexion et la recherche actuelle sur ces sujets : Edouard Glissant, Heinz Wismann, Sanjay Subrahmanyam, ainsi que les membres du Collège d’Etudes Mondiales à la FMSH, et Patrice Pavis, notamment, en ce qui concerne les aspects généraux du phénomène.

  • mar
    24
    oct
    2017
    14h.Maison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail. 75006, Paris Salle 50, bâtiment A. Métro Sévres Babylone
    CHOREIA 3 – LA CHOREIA : questions de notations
    Une conférence de Jean-Marc Quillet

    Pour aborder la question de la relation entre théâtre, musique et danse, il est fécond de convoquer la notion antique de choreia. Pour une raison élémentaire : adopter un terme simple pour désigner cette relation complexe offre une économie discursive très profitable. Il est à noter que le terme "choreia" est la source étymologique de "chœur" comme de "chorégraphie".
    Lors de cette troisième journée, nous envisagerons les questions de notations de la choreia.
    Reprenant l'idée que la relation entre texte, corps et musique se trame sur un métier utilisant les fils du temps pour former une sorte de méta-texte, nous considérerons les modalités de "notations" possibles, que ce soit sur supports inertes (papier, enregistrements audio-visuels) ou vivants (mémoires cérébrales ou neuro-musculaires).

    Jean-Marc Quillet, musicien, homme de théâtre, directeur-adjoint du Conservatoire à Rayonnement Régional d’Amiens-Métropole.

  • lun
    13
    nov
    2017
    14 à 18h30Maison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail. 75006, Paris Salle 49, bâtiment A. Métro Sévres Babylone
    Transpositions théâtrales d'une culture à l'autre.
    • à 14h : Le bourgeois gentilhomme de Molière en version hispano-cubaine, par Rafael Ruiz Alvarez.
    Étude de la pièce de Molière, Le bourgeois gentilhomme, à partir du texte original dans une version hispano-cubaine conçue pour la scène. Il s’agira d’une analyse du transfert culturel, social et générique d’une série de codes inhérents au texte source reproduits et/ou transformés dans un autre contexte spatio-temporel et linguistique très différent.

    Rafael Ruiz Alvarez est Professeur à l’université de Grenade
     

    • à 16h,  Rendre accessible le théâtre étranger (XIXe-XXIe siècles), par Ariane Ferry
    Présentation de l’ouvrage collectif qu’elle a dirigé avec Marianne Bouchardon,  pour le Cérédi (Presses du Septentrion, 2017).

    Ariane Ferry est Maître de conférences HDR en Littérature comparée à l’Université de Rouen

  • ven
    26
    jan
    2018
    14h.Maison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail. 75006, Paris Salle B-1, 18. Métro Sévres Babylone
    La rencontre du théâtre et de la musique : peut-on la réinterroger avec Hector  Berlioz? Une conférence de Violaine Anger.
    On pense d'habitude à Berlioz comme à un compositeur et un orchestrateur. On connaît aussi ce que l'on appelle son "sens du théâtre", et on relève, de manière métaphorique, son art de la mise en scène, sa maîtrise de l'effet, sa capacité à élaborer des histoires dont la dimension visuelle et théâtrale est évidente. Mais on s'interroge moins sur les genres proprement théâtraux qu'il a élaborés. Or Hector Berlioz est aussi (ou d'abord?) celui qui invente des genres théâtraux totalement originaux, au point qu'il doit inventer les genres dont ils relèvent (mélologuedrame lyriquesymphonie dramatique...), genres dont il n'existe qu'un seul exemplaire. Ce faisant, il dépasse les frontières de genre, ne s'embarrasse pas de faire se rencontrer du parlé et de la musique symphonique, et rêve de décors mouvants que seuls le cinéma ou la vidéo permettront d'introduire sur la scène. Il réinvente ce qu'est un personnage, allant jusqu'à écrire une œuvre, Roméo et Juliette, où les personnages éponymes sont désignés comme présents sur la scène, mais sans jamais qu'on ne les voie. 
    Interroger le théâtre avec Hector Berlioz, c'est donc interroger les fondements de l'art théâtral : qu'est-ce, au fond, qu'une scène? qu'est-ce qu'un décor? Comment aborder le rapport entre la parole et le corps du personnage? 
    La séance reviendra ainsi sur quelques oeuvres-phare d'Hector Berlioz en cherchant à dégager ce qu'il apporte à la conception du théâtre. 

    Violaine Anger. Ancienne élève de l’École normale supérieure, ancienne élève du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, Maître de conférences habilitée à diriger des recherches à l'Université d'Évry et à l'École polytechnique, Violaine Anger est membre de POLART, chercheur au CERCC, Centre d’Études et de Recherches comparées sur la Création, Équipe d’accueil 1633.

    Elle est l’auteur de Le Sens de la musique, Paris, 2006, Sonate, que me veux-tu ?, Lyon, Ens éditions, Lyon, 2016 ; Berlioz et la scène, penser l’incarnation théâtrale, Paris, Vrin, 2016 et Giacomo Meyerbeer, Paris, Bleu Nuit, 2017

     

  • ven
    09
    fév
    2018
    14hMaison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail. 75006, Paris Salle A-2, 45. Métro Sévres Babylone
    La recherche en création, une conférence d' Isabelle Starkier.
    Comme le souligne Claude Buchvald en évoquant très judicieusement le syndrome de « l’œuf et la poule » : qui génère quoi ? Commence-t-on par la création ou par la recherche, l’acte de création étant « une origine qui s’origine perpétuellement »?  Mais la création n’est-elle pas justement ce qui se fait en se pensant elle-même ou qui se pense en se faisant ?
    L’enjeu très clairement, ne se limite plus au seul engagement d’une recherche, mais à la réalisation de cette recherche sur le terrain pratique et familier de celui même qui la conduit. Une obligation originale s’impose alors : travailler sur l’implication du chercheur à l’égard de sa pratique, favoriser des mises à distance de cette implication pour mieux engager des procédures d’objectivation. C’est la mise en place d’un processus destiné à doter les participants « des moyens d’améliorer leurs pratiques grâce à leur expériences éclairées et nourries des savoirs théoriques » (Catroux 2002). Un changement de paradigme est alors perceptible et la démarche du chercheur se rapproche de celle mise en place dans le cadre de terrains en ethnologie fondée sur « l’observation participante ».

    Isabelle Starkier. Ancienne élève de l’ENS, agrégée de lettres modernes, maître de conférence HDR en études théâtrales à l’Université d’Evry, Isabelle Starkier est également metteur en scène, comédienne et directrice de compagnie. Elle travaille sur l’articulation entre théorie et pratique, faisant se croiser ses mises en scène (une quarantaine), son travail de compagnie en résidence et sa recherche sur l’altérité ainsi que sur le théâtre au cœur de la cité

  • lun
    12
    fév
    2018
    14hMaison des Sciences de l'Homme, salle du Conseil A. 54, boulevard Raspail 75006., Paris
    Les techniques somatiques et l’art chorégraphique : des pratiques sensibles du corps dans l’intime du processus de création artistique. Une conférence de Carlo Locatelli.
    Au printemps 2017, Carlo Locatelli a présenté au CIRRAS, «Le corps caché. A travers trente ans de pratique de danse, une réflexion in vivo sur le corps : entre énergie, imaginaire et approche somatique». Le parti pris de cette conférence était de questionner trente ans de pratique de danse et de voir comment le Corps sujet de la danse, s’était métamorphosé à travers les rencontres artistiques et humaines qui ont marqué et orienté ce parcours. A travers le Living Théâtre, Tanaka Min (météorologie du corps), la nouvelle danse française et la recherche personnelle, l’usage du corps, le ressenti, la façon de l’imaginer, de le construire, de le penser avaient changé de façon évidente…
    Dans cette nouvelle présentation «Les techniques somatiques et l’art chorégraphique ; des pratiques sensibles du corps dans l’intimité du processus de création artistique» - qui ouvre un cycle de conférences proposé par 7 créateurs et praticiens du sensible – le désir est d’interroger d’avantage l’agencement entre les pratiques du corps dites somatiques et le processus de création artistique. Deux univers qui s’entrelacent subtilement dans la création contemporaine en danse mais qui restent souvent de l’ordre de l’insaisissable. C’est une réflexion qui part de l’expérience corporelle et personnelle car ce lien sensible qui ne peut qu’être subjectif et qualitatif, nous engage comme créateurs dans une dynamique expressive et collective.

    Carlo Locatelli Enfant, il pratique les arts martiaux au niveau compétition. Parallèlement à son parcours universitaire (Lettres et Philosophie, Disciplines Art Musique et Spectacle, département sous la direction d’Umberto Eco, Bologne), il se forme professionnellement à la danse contemporaine en Italie et au Japon où il approfondit la danse Bûto avec Tanaka Min. En France depuis 1992, il a été interprète pour plusieurs chorégraphes avant de s’engager dans son propre travail de création. Cie Avventure di vita

    Actif dans une recherché pluridisciplinaire sur le corps, sujet de la danse, il s’intéresse à plusieurs approches corporelles: Yoga du Cachemire, Ostéopathie, Feldenkrais,  AFCMD, Posturopodie, Anatomie pour le mouvement.  Il s‘est formé à la Pédagogie Perceptive (méthode Danis Bois). Ce bagage a nourri son activité artistique et pédagogique en questionnant la présence du corps en scène, l’harmonie du geste dans une direction sensible et les qualités dynamiques du mouvement dansé.

    www.carlolocatelli.com

  • lun
    19
    fév
    2018
    14h.Maison des Sciences de l'Homme, salle du Conseil A. 54, boulevard Raspail 75006., Paris.Métro Sèvres Babylone
    Donner voix aux sens et corps aux mots. De l'écriture du sensible à l'écriture du geste. Une conférence de Marika Rizzi
     Cette intervention vise à créer une boucle entre une certaine pratique de la danse, l’expérience sensible de sa transcription en mots et la résonance que ce dialogue a provoquée à postériori au sein du geste. Questionner la trace que l’exercice d’écriture a laissé dans la danse et dans l’approche au mouvement pour essayer d’identifier de quelle façon parler du geste et du sentir contribue à fabriquer un langage chorégraphique.
    L’étude prend appui sur un travail de recherche et d’écriture autour des pratiques dansées de Kirstie Simson et de Deborah Hay, chercheuses, performeuses, pédagogues, chorégraphe dans le cas de D. Hay, à partir de leur terminologie spécifique. Il s’agit de déplacer légèrement la question du sentir pour situer ce dernier dans son articulation entre le geste et le récit d’expérience. Écrire autour du mouvement dans ces deux contextes a investi une dimension sensorielle du fait qu’il a été question de glisser dans un certain état pour que la mémoire perceptive du moment vécu puisse ré-émerger et trouver sa transposition en mots. Dans un rapport d’influence et d’instruction réciproque le verbe impacte la production du geste autant que son explicitation écrite informe et modifie ensuite l’écriture de la danse.

     

    MARIKA RIZZI. Parallèlement à son activité d'interprète, notamment chez Felix Ruckert et Odile Duboc, elle s'approche des pratiques somatiques, de l'improvisation et du contact improvisation. Dans son parcours de recherche elle suit l'enseignement de Kirstie Simson avec qui elle performe à plusieurs reprises, Simone Forti, Lisa Nelson, Steve Paxton à l'occasion du film « Material for the Spine », Nancy Stark Smith et Mike Vargas, Vera Orlock. En 2012 elle participe au projet SPCP avec Deborah Hay pour la transmission du solo « Dynamic » témoigné dans le documentaire «Turn Your F*^king Head», elle présenteson adaptation du solo en 2013. En 2017 elle termine une recherche master à Paris 8 sur les pratiques de K.Simson et de D.Hay à travers son expérience auprès des deux artistes. Dans son travail et son enseignement, elle privilégie une approche expérimentale qui interroge la notion de recherche en mouvement. Praticienne de Shiatsu (technique énergétique japonaise) depuis 2002

     

     

     

  • lun
    19
    mar
    2018
    14h.Maison des Sciences de l'Homme, salle BS1-05. 54, boulevard Raspail 75006., Paris.Métro Sèvres Babylone
    Transplantation des pratiques somatiques dans une pratique artistique : un imaginaire écologique: une conférence de Luna Paese
    "En collaboration avec Alessia Vecchiet, praticienne Feldenkrais, ma conférence est basée sur le partage des modes de “transplantation” des imaginaires visuels, verbaux et cinétiques des pratiques somatiques à l’intérieur de ma pratique artistique. En particulier, je vais plonger dans le processus d’idéation de la pièce “Anatomie Imaginaire” (2013-2014), qui utilisait l’imaginaire visuel des planches d’anatomies dans la pratique du BMC pour le transposer sur un plan entièrement fictif, et mettre en question notre manière de nous construire une identité. Je vais également partager une réflexion autour du rôle de la voix et des mots choisis par les praticiens dans les pratiques somatiques, mais aussi dans le yoga de l’énergie, le yoga nidra, l’hypnose; entre suggestion, imaginaire et manipulation. Dans la deuxième partie de la conférence je vais traiter mon processus de recherche actuel autour des habitudes et du changement au niveau personnel et écologique, à travers des réflexions théoriques et des pratiques simples guidées par Alessia Vecchiet et moi-même. Ces pratiques vont déstabiliser notre perception de l’environnement et des “autres” et notre manière d’observer et d’écouter. "

    Luna Paese est artiste pluridisciplinaire et praticienne shiatsu. Après des études en piano classique au Conservatoire elle se forme à la danse classique et contemporaine. Elle est diplômée en nouveau cirque auprès de l’Académie Alessandra Galante Garrone de Bologne, achève une licence en psychologie à l’Université la Sapienza, à Rome en 2008 et un master 2 en danse auprès de l’Université Paris 8 en 2016. En 2009/2010 et 2011/2012 elle intègre la formation chorégraphique Transforme dirigée par Myriam Gourfink. Elle est également praticienne shiatsu diplomée à l’European Shiatsu Institute. Elle collabore avec Alexandre Da Silva, Margot Dorléans, Thibaud Le Maguer, Leila Gaudin, Daniele Albanese/Cie Stalker, Claire Buisson, Effetto Larsen, Altroteatro, Sistemi Dinamici Altamente Instabili, Gwennaelle Chastanier, Lucie Eidenbenz, Jules Beckman entre autres.

    En 2014 elle obtient une bourse de résidence de la Maison Baron – service cantonal de la culture, département de l’instruction publique, de la culture et du sport de Genève. Elle est sélectionnée pour le laboratoire de recherche avec Yvonne Rainer et Andrea Kleine à la Fondazione Ratti (2015).

    Elle écrit sur la revue online à bras le corps et poursuit des projets parallèles comme organisatrice et intervieweuse. Intéressée depuis toujours par le lien entre activité artistique et engagement social, elle a animé en EHPAD des ateliers de mouvement pour personnes âgées.

     

  • lun
    26
    mar
    2018
    14hMaison des Sciences de l'Homme, salle BS1-05. 54, boulevard Raspail 75006., Paris.Métro Sèvres Babylone
    Hic et nunc: pratiques du présent dans l'exercice de la performance. Une conférence de Chiara Bortoli
    "Ma recherche se développe dans le cadre d'un collectif qui regroupe des artistes aux différents « backgrounds »: performance, vidéo, photographie. Au delà de nos différents points d'observation, tout notre travail s'enracine profondément dans l'act performatif: la matière humaine, sa mise en présence, en exposition, en fragilité.
    Quelles pratiques peuvent alimenter ce processus et soutenir cette exposition?
    Le performer est agit par la règle impersonnelle d'un dispositif, et c'est là qu'il trouve un abri: sur la superficie mobile de la pratique. Il peut s'abandonner sans défense au devenir d'un sujet autre. Là se produit un savoir poreux qui ne devient jamais complètement act, peut-être même pas au moment de la performance, elle aussi processus dynamique et transitoire, ouvert à l'événement et au regard de l'Autre, accomplissement partiel et fugace de cette pratique qui l'a alimenté."

    Chiara Bortoli. "Mon travail part de la danse contemporaine pour étendre pratiques et contextes dans la direction de l'art contemporain, en particulier la performance-art et les arts visuels. Ma formation s'est faite à Padoue, Toulouse, Paris, New York, Bali. Mes principaux maîtres ont été Wes Howard et  Karin Waehner. J'ai appris beaucoup de Hans Zulig, des danseurs de la compagnie de Merce Cunningham et de Trisha Brown.

    J'ai vécu à Paris de 1987 à 98 en dansant principalement dans les compagnies d'Andy De Groat, Fattoumi-Lamoureux, Bernardo Montet. De retour à Vicenza, je me suis consacrée  à un travail personnel à travers des ateliers de recherche et l'expérience de l'enseignement. J’ai partagé ma recherche avec d'autres artistes, en Italie et en France.

    En 2005 nous créons à Vicenza le collectif Jennifer rosa qui étudie le corps dans son rapport à l'image, la figure humaine, l'ex-position. L'hic et nunc de la présence sont les macro-thèmes qui portent notre recherche. Elle prend la forme de la performance, de l'installation vidéo et photo, souvent en connexion. Nos oeuvres ont été presentées dans le cadre de festivals, d’expositions, d’événements en Europe et Amériques."

     

  • lun
    09
    avr
    2018
    14h.Maison des Sciences de l'Homme, salle BS1-05. 54, boulevard Raspail 75006., Paris.Métro Sèvres Babylone
    Le corps relationnel au travail: un nouveau paradigme chorégraphique. Conférence de Nathalie Schulmann et Mélanie Perrier.
    Poser la relation entre deux personnes comme matrice de l'écriture chorégraphique. Tel est le projet de la chorégraphe Mélanie Perrier, qui pense l'environnement de la création comme un écosystème. Il prend en compte trois relations : celle qui engage le danseur avec son espace de travail, celle qu'il met en oeuvre avec ses partenaires, et celle qui se joue avec la chorégraphe. Cela concourt à la création d'un corps relationnel au travail, où il revient  d'écouter le corps pour ne plus le mettre au travail, mais le laisser être travaillé par les relations. Avec Nathalie Schulmann (ACFMD), elles développent ainsi une réflexion croisée qui génère une vision innovante du travail corporel et relationnel en danse.
  • lun
    16
    avr
    2018
    14h.Maison des Sciences de l'Homme, salle BS1-05. 54, boulevard Raspail 75006., Paris.Métro Sèvres Babylone
    Ajustements sensibles : le corps comme création. Une conférence de Pascal Weber et Jean Desaux, créateurs du duo Hantu
    Le duo Hantu s'est formé suite à une série de performances portant sur la mémoire du corps et les fantômes qui le hantent : Hantu signifie "fantôme", en Indonésien.
    Les performances du duo traitent depuis plus largement de l'articulation entre le corps présent et le corps représenté. Pascal Weber et jean Desaux envisagent la présence comme la conscience d'être vivant, conscience sans cesse actualisée de ce que sont un corps humain, son sexe, son genre, son âge, sa force, son organisation motrice, sa respiration et son interaction avec son environnement, sa relation à l'Autre, sa place dans le groupe social. La représentation renvoie autant à la création artistique et au document d'archive (notamment photo et vidéo) qu' aux images mentales dont il est question dans les pratiques de visualisation (respiration visualisée en Shiatsu, I. F.* chez Feldenkrais, R.E.D. **chez R. Desoille, sophrologie...). Entre présence et représentation, Hantu performe la manifestation et la continuation du désir vital, en s'appuyant tant sur une pratique régulière de la danse Butoh que celle des voyages dirigés , des techniques vocales issues du joik, du chant de gorge ou chant diphonique, des pratiques somatiques évoquées plus haut ou d'un travail plus ancien en bio-énergie et Taï Qi Chuan car ces techniques permettent des ajustements sensibles du corps et de la perception que nous en avons, tandis qu'il se réinvente pour survivre et s'adapter à tout ce qui autour de nous change également.
  • ven
    11
    mai
    2018
    14h.Ecole Française d'Extrême Orient (EFEO) . 22, avenue du Président Wilson. 75016, Paris (Métro trocadéro ou Iéna)

    Trois conférences sur le thème : "être artiste au Cambodge aujourd'hui"

    Etre danseuse classique  cambodgienne, aujourd'hui, une conférence de Lucie Labbé.
    Autrefois liées quasi-exclusivement à la cour royale où leur rôle était principalement rituel, les danseuses « classiques » cambodgiennes d’aujourd’hui son fonctionnaires, élèves au sein d’une institution ministérielle ou d’ONG d’aide à l’enfance, ou encore artistes indépendants. Une continuité esthétique et rituelle existe toutefois toujours avec l’ancienne institution royale. Cette continuité se manifeste notamment à travers la figure d’une princesse de premier rang et la troupe dite « Ballet Royal » que celle-ci rassemble régulièrement autour de projets ponctuels et qui bénéficie d’une aura internationale. Les jeunes femmes -mais aussi de plus en plus de jeunes hommes- incarnant la danse classique khmère évoluent aujourd’hui entre ces différentes sphères et se constituent ainsi une identité originale d’« artiste » en s’appropriant un rituel de cour devenu moyen d’expression, non plus seulement collective, mais aussi, de plus en plus, individuelle, évoluant dans un contexte politique globalement peu favorable au développement de la culture.

    Lucie LABBE est anthropologue sociale. Elle a soutenu à l’EHESS en 2016 une thèse sur la danse de cour cambodgienne avec, pour point de départ, une réflexion sur la formation de la danseuse et son rôle dans la société cambodgienne actuelle. Associée au CASE (Centre Asie du Sud-Est, UMR 8170), elle poursuit actuellement ses recherches postdoctorales sur la danse classique cambodgienne d’hier et d’aujourd’hui avec le soutien de l’EFEO et du CKS.

    L’évolution du théâtre contemporain - dit théâtre « parlé » - au Cambodge . Une conférence de Jean-Baptiste Phou
    Le théâtre dit "parlé" a été introduit pour la première fois au Cambodge par les Français pendant la période du protectorat, où préexistaient d’autres formes « théâtrales » chantées, dansées ou utilisant des marionnettes. Ce n'est que pendant la période postindépendance à partir des années 1950 et sous l’impulsion de Norodom Sihanouk que le théâtre "parlé" se répand et connaît son apogée. Son répertoire inclut à la fois l'adaptation de récits anciens cambodgiens, la traduction de pièces classiques occidentales et de nouvelles pièces écrites par des dramaturges cambodgiens. Après le séisme qu'a connu l'ensemble des arts pendant la période khmère rouge, le théâtre "parlé" semble ne pas être (encore ?) parvenu à se relever. Les arts dramatiques sont toujours enseignés à l'Université des Beaux-arts, mais n’attirent que peu d’étudiants. De même, avec un nombre très restreints de troupes indépendantes, de représentations… on ne peut pas parler de « scène théâtrale » au Cambodge. Les quelques productions d’envergure ont été éphémères et à l’initiatives d’institutions ou d’ONG, faisant appel à des collaborations internationales. Au niveau local, le théâtre "parlé" est de nos jours surtout utilisé à des fins éducatives ou préventives. Après avoir retracé l’histoire du théâtre "parlé" au Cambodge, nous nous interrogerons sur les raisons pour lesquelles dans le contexte cambodgien, le théâtre contemporain a tant de difficulté à émerger.

    Jean-Baptiste Phou est un dramaturge, metteur en scène et comédien franco-cambodgien. Depuis près de 10 ans, il travaille entre la France et le Cambodge, principalement dans le domaine du théâtre et de la comédie musicale. Ses pièces Cambodge, me voici ! et l’Anarchiste adapté du roman de Soth Polin abordent les questions de l’identité et de l’exil. Il intervient régulièrement en tant qu’enseignant (INALCO, Universités Paris IX et Paris XI…) et conférencier (Centre Pompidou, 104, Université Paris 8, University of Salford, Maison des auteurs de Saint-Nazaire…). Depuis 2017, il a rejoint Cambodian Living Arts en tant que responsable des programmes artistiques.

    Les arts comme outil de transformation dans un contexte de post-conflit . Une conférence de Phloeun Prim
    Les conflits et la violence des années 1970 ont rendu le Cambodge tristement célèbre, en particulier le règne des Khmers rouges qui ont fait périr un quart de la population. Pendant cette période, les arts et la culture ont également été en péril avec la disparition de la quasi-totalité des artistes et le risque d'extinction de traditions transmises essentiellement de façon orale. Cette souffrance reste présente pour la grande majorité des Cambodgiens de plus de 40 ans, qui en portent encore les souvenirs et les stigmates.
    Le Cambodge peut servir d'exemple pour explorer les relations délicates entre arts et conflits, éclairer sur le concept de "résilience culturelle" et analyser l'importance des arts dans la reconstruction et la restauration de l'identité dans un contexte de post-conflit. Cette conférence abordera le travail, sur les trois dernières décennies, d'individus s'investissant dans la transmission et la préservation, d'organisations offrant opportunités éducatives et professionnelles, de communautés s'appropriant ou se réappropriant sa culture pour créer ou s'exprimer, et d'institutions opérant de changements structurels, chacun tentant de faire avec ce passé et tous, dans le souci des générations futures.

    Né au Cambodge pendant la période khmère rouge et ayant par la suite émigré au Canada, Phloeun PRIM est retourné dans son pays natal pour prendre part à sa reconstruction. Depuis 2009, il est directeur exécutif de Cambodian Living Arts. Entrepreneur culturel visionnaire, il a accompagné l'organisation dans sa transformation d'une petite structure ayant pour mission la préservation des arts à une institution culturelle de premier plan au Cambodge.

    Il est régulièrement invité à intervenir et à participer à des conférences internationales en lien avec l’art et le développement, au sein d'institutions telles que Salzburg Global Seminar, Aspen Institute et Asia Society. Depuis 2017, il enseigne un cours intitule "Art for Transformation" à l'université de NYU Abu Dhabi

    A noter qu'à l'occasion du Festival  "Cambodge d'hier à aujourd'hui", l'EFEO présente du 1er mai au 31 juillet sous le titre "Ombres et lumières : danses et théâtre au Cambodge" des photographies de différents fonds de ses archives sur le Cambodge, de 1900 à 1966.
    Exposition visible du lundi au vendredi, de 10 à 18 heures / EFEO, 22 Avenue du président Wilson. 75016, Paris

     

    E

  • mar
    15
    mai
    2018
    9h30 à 17h.Théâtre du Soleil. Cartoucherie de Vincennes. 2, rue du Champ de manoeuvre, 75012. Paris

    Marche et démarche

    Ce titre global regroupe un ensemble d'interventions sur le thème du mouvement dans la danse, avec la partiicpation de Françoise Quillet, Nadedja Loujine, Catherine Augé, Jean Guillaume Bart, Christine Bayle, Frédéric Tellier, Mélanie Traversier.

    La jauge étant limitée, merci de réserver en contactant : leloupgris@danse de caractere.com

     

     

     

     

     

     

  • ven
    25
    mai
    2018
    14h-17hMSH, 54 boulevard Raspal, 75006 Paris, salle B1-18
    À la recherche d’une méthodologie pour l’approche comparée des phénomènes scéniques, une  conférence de Violaine Anger  

     

     

    Les pratiques unissant musique instrumentale ou vocale, danse, mise en scène sont répandues dans le monde entier, avec des différences stylistiques essentielles qu’il est difficile d’appréhender globalement de façon comparée. Les enquêtes particulières permettant l’accès à telle ou telle pratique et à ses poétiques sont nombreuses ; les influences croisées contribuent à complexifier le problème, dans la mesure où il est très difficile de figer des genres dans une tradition précise, même si certaines œuvres, par leur force ou leur rayonnement, y tendent. Leur comparaison implique l’élaboration d’un point de vue à partir desquels les différentes approches peuvent être saisies dans leur originalité. C’est à cette élaboration que la séance voudrait, modestement et partiellement, contribuer.
    On cherchera à dépasser l’opposition entre théâtre (vu comme lieu du parlé) et opéra (vu comme lieu de la musique et du chanté) en retravaillant un imaginaire de la parole tel que la partition musicale le constitue. L’écriture (alphabétique ou autre) est en effet une première approche de l’analyse de la parole. Mais la partition musicale est une analyse seconde, en ce qu’elle cherche à rendre visible d’autres phénomènes que ceux retenus par la seule transcription alphabétique. L’écriture musicale, analyse très puissante et singulière de la parole, est ainsi un lieu qui permet de comprendre les évolutions respectives de ce qui sera appelé au fil des siècles « musique » face à ce qui est appelé, selon les moments et époques, « textes », « écrit », « parlé », « déclamation », « langage verbal » etc. À partir de cette analyse, on comprend mieux l’histoire des phénomènes scéniques sur le continent européen et leur « retravail » incessant de la frontière entre le parlé et le chanté. Il s’agit alors d’esquisser une histoire de la parole, de l’énonciation, permettant de comprendre aussi pourquoi la danse s’est peu à peu constituée comme un lieu expressif évitant le chant ou le langage verbal.
    Cette approche à partir de l’imaginaire de l’écriture et donc de la parole dans sa visibilité (et donc du corps et de la scène) pourrait jeter les bases d’une approche comparative.

     

    Violaine Anger : Ancienne élève de l’École normale supérieure, ancienne élève du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, Maître de conférences habilitée à diriger des recherches à l'Université d'Évry et à l'École polytechnique, Violaine Anger est membre de POLART, chercheur au CERCC, Centre d’Études et de Recherches comparées sur la Création, Équipe d’accueil 1633. Elle est l’auteur de Le Sens de la musique, Paris, 2006, Sonate, que me veux-tu ?, Lyon, Ens éditions, Lyon, 2016 ; Berlioz et la scène, penser l’incarnation théâtrale, Paris, Vrin, 2016 et Giacomo Meyerbeer, Paris, Bleu Nuit, 2017

     

  • mer
    06
    juin
    2018
    14h-17hMSH, 54 boulevard Raspal, 75006 Paris, salle B1-18

    Le mercredi 6 juin de 14h à 17h, la Maison des Sciences de l’Homme, 54 boulevard Raspail, Salle A2-49

    Conférence de Hafedh Djedidi Grotesque et dérision chez Ionesco, Ghelderode et Visniec 

     Le grotesque en tant que catégorie esthétique est un procédé dramatique qui tente d'adoucir le tragique de la condition humaine dans le drame moderne. Certains auteurs dramatiques, à l'opposé des classiques, ont tenté de racheter la figure royale à travers l'inversion des rôles (notamment avec le bouffon) qui restitue à ces deux figures, enfermée, dans les tragédies classiques, l’une dans l'austérité, et parfois le sublime, l'autre dans le vulgaire et la laideur, leur part d'humanité. A travers l'exemple de trois textes : Le roi se meurt de Ionesco, Escurial de Ghelderode et Le Roi, le rat et le fou du roi de Matei Visniec, cette conférence mettra en évidence les modalités de fonctionnement du grotesque et montrera comment le grotesque est pensé comme auxiliaire du nouveau tragique.

     

    Hafedh Djedidi, Professeur en études théâtrales à l’université de Sousse, Ecrivain, Metteur en scène, Animateur d'Ateliers en Arts du spectacle.

     

     

  • ven
    15
    juin
    2018
    10h - 13h MSH, 54 boulevard Raspal, 75006 Paris, salle B1-18

    Art et expérience corporelle,
    approches interarts et Asie/Occident
    Les neurones miroir à l’oeuvre

    Le CIRRAS (Centre International de Réflexion et de Recherche sur les Arts du Spectacle) est heureux de vous inviter, le vendredi 15 juin de 10h à 13h, la Maison des Sciences de l’Homme, 54 boulevard Raspail, Salle B1-18
    A deux conférences du SEMINAIRE LANGARTS : Les neurones miroir à l’oeuvre
    Le pouvoir du Discobole- La neuroscience et l'histoire de la sculpture grecque .
    par John Onians, spécialiste de la « neuroarthistory », auteur de Neuroarthistory, From Aristotle and Pliny to Baxandall and Zeki (Yale University Press, 2008)
    Les réactions du public face aux œuvres en dansant.
    par Denis Plassard, danseur, fondateur de la compagnie Propos à Lyon, et concepteur d’un audioguide pour le musée des Beaux-Arts de Lyon permettant de danser devant les œuvres et Sophie Onimus-Carrias, conservatrice en chef du Patrimoine, responsable du service culturel, Musée des Beaux-arts de Lyon
  • ven
    28
    sept
    2018
    14h-17hMSH, 54 boulevard Raspal, 75006 Paris, salle A3-50

    Yang Guifei (709-756), figure incontournable de la culture chinoise, est la plus célèbre de toutes les concubines impériales de l'histoire de la Chine.
    Son histoire d'amour et sa disparition tragique ont été une source d'inspiration constante. En Chine, au Japon, elle a suscité un grand nombre d'œuvres d'art : romans, poèmes, œuvres dramatiques, peintures... La plus célèbre sans conteste demeure Le Chant de l'Éternel regret, long poème du grand poète chinois Bo Juyi, né seize ans après la mort de la favorite impériale. Au XVe siècle, cette œuvre a inspiré à Komparu Zenchiku, maître du théâtre Nô, sa très belle pièce Yôkihi (Yang Guifei, en japonais), dont il situe l'intrigue dans plusieurs mondes imaginaires.

    Armen Godel, homme de théâtre et spécialiste du Nô, présentera et donnera en lecture sa traduction de Yôkihi, la première en français.

  • lun
    15
    oct
    2018
    14h-17hMSH, 54 boulevard Raspal, 75006 Paris, salle B1-18

     

     

    LE THEATRE EN TANT QU’ART
      lundi 15 octobre 2018, à 14h, à la Maison des Sciences de l’Homme, 54 boulevard Raspail, Salle B1-18 : Conférence de Marc–Mathieu Münch: LE THEATRE EN TANT QU’ART
    En se fondant sur la découverte de l'invariant de l'effet de vie qui conditionne le théâtre comme tous les arts,  Marc-Mathieu Münch montrera comment cet invariant, qui se décline en corollaires, se combine avec tous les variants de l'art pour créer des styles différents, mais qui se situent tous dans le cadre de la " présence de l'acteur".
     Marc-Mathieu Münch, professeur émérite en littérature générale et comparée de l’université de Metz

     

  • mer
    17
    oct
    2018
    14h-17hMSH, 54 boulevard Raspal, 75006 Paris, salle B1-18
    Le Théâtre du Soleil et la scène mondiale aujourd'hui  - l'Histoire en mouvement -
    « Le futur n’a rien à faire de poètes muets, de peintres aveugles et d’acteurs paralysés de crainte. Il lui faut des poètes qui sachent tout dire, des peintres qui sachent tout décrire et des acteurs qui soient tout à la fois peintres et poètes et qui sachent donner de notre univers encombré et complexe une représentation claire et nourrissante, écrire ensemble par leurs corps et leurs voix la comédie de notre temps, sans fin et toujours recommencée» Ariane Mnouchkine
    Les spectacles du Théâtre du Soleil retiennent l’attention, non seulement par leur qualité, leur beauté et l’éblouissement qu’ils suscitent chez les spectateurs mais aussi par l’acuité et la vitalité avec lesquelles ils appréhendent l’Histoire et la création artistique. Ce sera le propos de ce séminaire qui se tiendra un mercredi par mois, en 2018-2019. Les prochaines séances seront consacrées en novembre à Une Chambre en Inde, en décembre à Kanata.
  • lun
    05
    nov
    2018
    14h-17hMSH, 54 boulevard Raspal, 75006 Paris, salle B1-18
    Pansori & changgeuk à l’âge de la globalisation -
    Conférence d’Hervé Péjaudier à propos de la publication de l’ouvrage  « Bonjour Pansori ! » Pansori & changgeuk à l’âge de la globalisation (CHOE Ki-sook et HAN Yumi (sous la direction de), recueil d’études publié avec le soutien de l’Université Yonsei (Séoul), Éditions Imago, collection « Scènes coréennes », 2017). Coup de cœur de l’Académie Charles Cros 2018
    L’ouvrage.
    Un patrimoine en pleine métamorphose : le pansori est une forme de récit chanté d’origine populaire, né au XVIII° siècle dans les foires de Corée, qui a connu des hauts et des bas avant d’être reconnu comme Trésor National coréen et Patrimoine culturel immatériel mondial par l’UNESCO. Forme « intangible » ? Ce recueil d’articles fait justement le point sur les mutations d’un genre toujours très vivant, dont la transmission ne s’est jamais interrompue : confronté à la mondialisation, le genre va à la rencontre de nouveaux publics, étrangers (avec surtitrage), occidentalisés (avec les versions opératiques, changgeuk, confronté aux plus grands metteurs en scène internationaux), ou plus généralement rajeunis (avec des pansoris de création qui s’inscrivent dans la vie de la cité). Les meilleurs spécialistes coréens nous font partager leur savoir, mais aussi leur engagement et leur passion pour ce genre dont les questionnements croisent ceux du théâtre et de l’opéra contemporains.
    La conférence.
    Hervé Péjaudier, co-traducteur et responsable éditorial de cet ensemble, axera sa présentation sur les métamorphoses actuelles du changgeuk, forme opératique issue du pansori, en évoquant :
    - le rôle clé de la Compagnie Nationale de changgeuk à Séoul
    - la mise en scène d’un changgeuk patrimonial par le metteur en scène occidental Achim Freyer
    - inversement, l’adaptation en changgeuk de la Médée d’Euripide par Seo Jae-hyung
    - la réinvention contemporaine d’un pansori ancien en changgeuk, et sa réception à Paris (Madame Ong, Théâtre de la Ville, avril 2016)
    Pour clore la conférence, Hervé Péjaudier lira un large extrait de sa traduction inédite de Madame Ong, pour donner une idée de l’importance du texte dans le changgeuk.
    Mercredi 7 novembre, 20 h.: Création : GOOD MORNING KOREA !percussions — chant — jeu , TRIO K-VOX : Basile Peuvion, Matthieu Rauchvarger, Hervé Péjaudier
    Hommage aux arts de la scène coréens, percussions omniprésentes, chant populaire minyo, chant et jeu pansori, hymne chamanique, solo de tambour sablier : trois artistes français, familiers de longue date de ces formes traditionnelles, ayant travaillé avec les meilleurs maîtres, ont construit un spectacle de jeu autour des percussions traditionnelles où se mêlent rire et larmes, force et douceur, français et coréen, pour rendre sensible à tout public la richesse de cet art encore méconnu, si lointain et si proche !
    Lieu : Patronage laïque, 72 avenue Felix Faure, 75015 PARIS
    Durée : 1 h 15
    Tarifs : 14€20, 12€10
    Réservations : 01 40 60 86 00 // ecrire@patronagelaique.fr
    Programme :http://patronagelaique.fr/index.php/agenda-culturel/concerts/742-good-morning-korea?date=2018-11-07-20-00