Agenda


Les dates à inscrire dans vos agendas.

  • ven
    26
    jan
    2018
    14h.Maison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail. 75006, Paris Salle B-1, 18. Métro Sévres Babylone
    La rencontre du théâtre et de la musique : peut-on la réinterroger avec Hector  Berlioz? Une conférence de Violaine Anger.
    On pense d'habitude à Berlioz comme à un compositeur et un orchestrateur. On connaît aussi ce que l'on appelle son "sens du théâtre", et on relève, de manière métaphorique, son art de la mise en scène, sa maîtrise de l'effet, sa capacité à élaborer des histoires dont la dimension visuelle et théâtrale est évidente. Mais on s'interroge moins sur les genres proprement théâtraux qu'il a élaborés. Or Hector Berlioz est aussi (ou d'abord?) celui qui invente des genres théâtraux totalement originaux, au point qu'il doit inventer les genres dont ils relèvent (mélologuedrame lyriquesymphonie dramatique...), genres dont il n'existe qu'un seul exemplaire. Ce faisant, il dépasse les frontières de genre, ne s'embarrasse pas de faire se rencontrer du parlé et de la musique symphonique, et rêve de décors mouvants que seuls le cinéma ou la vidéo permettront d'introduire sur la scène. Il réinvente ce qu'est un personnage, allant jusqu'à écrire une œuvre, Roméo et Juliette, où les personnages éponymes sont désignés comme présents sur la scène, mais sans jamais qu'on ne les voie. 
    Interroger le théâtre avec Hector Berlioz, c'est donc interroger les fondements de l'art théâtral : qu'est-ce, au fond, qu'une scène? qu'est-ce qu'un décor? Comment aborder le rapport entre la parole et le corps du personnage? 
    La séance reviendra ainsi sur quelques oeuvres-phare d'Hector Berlioz en cherchant à dégager ce qu'il apporte à la conception du théâtre. 

    Violaine Anger. Ancienne élève de l’École normale supérieure, ancienne élève du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, Maître de conférences habilitée à diriger des recherches à l'Université d'Évry et à l'École polytechnique, Violaine Anger est membre de POLART, chercheur au CERCC, Centre d’Études et de Recherches comparées sur la Création, Équipe d’accueil 1633.

    Elle est l’auteur de Le Sens de la musique, Paris, 2006, Sonate, que me veux-tu ?, Lyon, Ens éditions, Lyon, 2016 ; Berlioz et la scène, penser l’incarnation théâtrale, Paris, Vrin, 2016 et Giacomo Meyerbeer, Paris, Bleu Nuit, 2017

     

  • ven
    09
    fév
    2018
    14hMaison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail. 75006, Paris Salle A-2, 45. Métro Sévres Babylone
    La recherche en création, une conférence d' Isabelle Starkier.
    Comme le souligne Claude Buchvald en évoquant très judicieusement le syndrome de « l’œuf et la poule » : qui génère quoi ? Commence-t-on par la création ou par la recherche, l’acte de création étant « une origine qui s’origine perpétuellement »?  Mais la création n’est-elle pas justement ce qui se fait en se pensant elle-même ou qui se pense en se faisant ?
    L’enjeu très clairement, ne se limite plus au seul engagement d’une recherche, mais à la réalisation de cette recherche sur le terrain pratique et familier de celui même qui la conduit. Une obligation originale s’impose alors : travailler sur l’implication du chercheur à l’égard de sa pratique, favoriser des mises à distance de cette implication pour mieux engager des procédures d’objectivation. C’est la mise en place d’un processus destiné à doter les participants « des moyens d’améliorer leurs pratiques grâce à leur expériences éclairées et nourries des savoirs théoriques » (Catroux 2002). Un changement de paradigme est alors perceptible et la démarche du chercheur se rapproche de celle mise en place dans le cadre de terrains en ethnologie fondée sur « l’observation participante ».

    Isabelle Starkier. Ancienne élève de l’ENS, agrégée de lettres modernes, maître de conférence HDR en études théâtrales à l’Université d’Evry, Isabelle Starkier est également metteur en scène, comédienne et directrice de compagnie. Elle travaille sur l’articulation entre théorie et pratique, faisant se croiser ses mises en scène (une quarantaine), son travail de compagnie en résidence et sa recherche sur l’altérité ainsi que sur le théâtre au cœur de la cité

  • lun
    12
    fév
    2018
    14hMaison des Sciences de l'Homme, salle du Conseil A. 54, boulevard Raspail 75006., Paris
    Les techniques somatiques et l’art chorégraphique : des pratiques sensibles du corps dans l’intime du processus de création artistique. Une conférence de Carlo Locatelli.
    Au printemps 2017, Carlo Locatelli a présenté au CIRRAS, «Le corps caché. A travers trente ans de pratique de danse, une réflexion in vivo sur le corps : entre énergie, imaginaire et approche somatique». Le parti pris de cette conférence était de questionner trente ans de pratique de danse et de voir comment le Corps sujet de la danse, s’était métamorphosé à travers les rencontres artistiques et humaines qui ont marqué et orienté ce parcours. A travers le Living Théâtre, Tanaka Min (météorologie du corps), la nouvelle danse française et la recherche personnelle, l’usage du corps, le ressenti, la façon de l’imaginer, de le construire, de le penser avaient changé de façon évidente…
    Dans cette nouvelle présentation «Les techniques somatiques et l’art chorégraphique ; des pratiques sensibles du corps dans l’intimité du processus de création artistique» - qui ouvre un cycle de conférences proposé par 7 créateurs et praticiens du sensible – le désir est d’interroger d’avantage l’agencement entre les pratiques du corps dites somatiques et le processus de création artistique. Deux univers qui s’entrelacent subtilement dans la création contemporaine en danse mais qui restent souvent de l’ordre de l’insaisissable. C’est une réflexion qui part de l’expérience corporelle et personnelle car ce lien sensible qui ne peut qu’être subjectif et qualitatif, nous engage comme créateurs dans une dynamique expressive et collective.

    Carlo Locatelli Enfant, il pratique les arts martiaux au niveau compétition. Parallèlement à son parcours universitaire (Lettres et Philosophie, Disciplines Art Musique et Spectacle, département sous la direction d’Umberto Eco, Bologne), il se forme professionnellement à la danse contemporaine en Italie et au Japon où il approfondit la danse Bûto avec Tanaka Min. En France depuis 1992, il a été interprète pour plusieurs chorégraphes avant de s’engager dans son propre travail de création. Cie Avventure di vita

    Actif dans une recherché pluridisciplinaire sur le corps, sujet de la danse, il s’intéresse à plusieurs approches corporelles: Yoga du Cachemire, Ostéopathie, Feldenkrais,  AFCMD, Posturopodie, Anatomie pour le mouvement.  Il s‘est formé à la Pédagogie Perceptive (méthode Danis Bois). Ce bagage a nourri son activité artistique et pédagogique en questionnant la présence du corps en scène, l’harmonie du geste dans une direction sensible et les qualités dynamiques du mouvement dansé.

    www.carlolocatelli.com

  • lun
    19
    fév
    2018
    14h.Maison des Sciences de l'Homme, salle du Conseil A. 54, boulevard Raspail 75006., Paris.Métro Sèvres Babylone
    Donner voix aux sens et corps aux mots. De l'écriture du sensible à l'écriture du geste. Une conférence de Marika Rizzi
     Cette intervention vise à créer une boucle entre une certaine pratique de la danse, l’expérience sensible de sa transcription en mots et la résonance que ce dialogue a provoquée à postériori au sein du geste. Questionner la trace que l’exercice d’écriture a laissé dans la danse et dans l’approche au mouvement pour essayer d’identifier de quelle façon parler du geste et du sentir contribue à fabriquer un langage chorégraphique.
    L’étude prend appui sur un travail de recherche et d’écriture autour des pratiques dansées de Kirstie Simson et de Deborah Hay, chercheuses, performeuses, pédagogues, chorégraphe dans le cas de D. Hay, à partir de leur terminologie spécifique. Il s’agit de déplacer légèrement la question du sentir pour situer ce dernier dans son articulation entre le geste et le récit d’expérience. Écrire autour du mouvement dans ces deux contextes a investi une dimension sensorielle du fait qu’il a été question de glisser dans un certain état pour que la mémoire perceptive du moment vécu puisse ré-émerger et trouver sa transposition en mots. Dans un rapport d’influence et d’instruction réciproque le verbe impacte la production du geste autant que son explicitation écrite informe et modifie ensuite l’écriture de la danse.

     

    MARIKA RIZZI. Parallèlement à son activité d'interprète, notamment chez Felix Ruckert et Odile Duboc, elle s'approche des pratiques somatiques, de l'improvisation et du contact improvisation. Dans son parcours de recherche elle suit l'enseignement de Kirstie Simson avec qui elle performe à plusieurs reprises, Simone Forti, Lisa Nelson, Steve Paxton à l'occasion du film « Material for the Spine », Nancy Stark Smith et Mike Vargas, Vera Orlock. En 2012 elle participe au projet SPCP avec Deborah Hay pour la transmission du solo « Dynamic » témoigné dans le documentaire «Turn Your F*^king Head», elle présenteson adaptation du solo en 2013. En 2017 elle termine une recherche master à Paris 8 sur les pratiques de K.Simson et de D.Hay à travers son expérience auprès des deux artistes. Dans son travail et son enseignement, elle privilégie une approche expérimentale qui interroge la notion de recherche en mouvement. Praticienne de Shiatsu (technique énergétique japonaise) depuis 2002