Axes de recherche et groupes de travail


Le but du CIRRAS est de développer la réflexion et la recherche sur les formes du spectacle vivant sur les cinq continents : ancrage dans les sociétés, échanges entre cultures, métissages, transmissions de savoirs, etc.

Plusieurs axes de recherche ont été définis et des groupes de travail constitués. Chaque groupe, piloté par un ou une responsable de recherche, universitaire ou praticien du spectacle, fonctionne sous la forme d’un séminaire selon le rythme qui lui est propre. Ces séminaires peuvent être accompagnés de conférences, annoncées dans l’agenda. Des journées d’étude sont également régulièrement organisées.

Le travail des groupes doit déboucher sur une publication. Cela a déjà été le cas pour les groupes “Formes spectaculaires sur les cinq continents “, et “Les formations en arts du spectacle

 

Groupes de recherche actifs pour la période  2016 – 2017


GROUPE 1 : Confrontation des esthétiques en arts du spectacle sur les cinq continents.

Piloté par Françoise Quillet, maître de conférences, HDR

Il s’agit  en premier lieu d’ entamer une étude comparée d’ouvrages fondamentaux de poétique théâtrale et de différentes notions afférentes à ces traités. Il y aura dans un premier temps une présentation des ouvrages fondamentaux  qui ont donné des propositions utiles sur les arts du spectacle selon le schéma suivant :1/ le contexte (époque, état du théâtre à cette époque …)- 2/ le ou les auteurs (d’où ils viennent : philosophes, théoriciens, hommes de théâtre…)- 3/ les domaines abordés – 4/leur dimension théorique (quel système théâtral y découvre-t-on ?) – 5/ leur rôle, leur importance pour le théâtre, à leur époque, aujourd’hui, dans leur pays et hors de leur pays. Nous nous attacherons ensuite à analyser et à confronter les notions d’esthétique théâtrale développées dans les ouvrages choisis.

 Cette  réflexion donnera lieu en 2018 à une première publication chez l’Harmattan

GROUPE 2 : La notion de personnage en danse :  Théâtralité de la danse, caractérisation par le typage

Piloté par Nadejda L.Loujine, chorégraphe

Personne fictive au service d’une histoire, le personnage, a glissé de l’archétype  vers  une association  de conceptions. Puis  il a été questionné sur sa fonction et sur pertinence à la période contemporaine, pour ensuite être démonté comme une machine et arriver à son effacement. Même si ces données nouvelles ont marqué les consciences en matière d’histoire des arts en général, la danse classique et la danse de caractère n’ont pas été atteintes. En effet, dans  le cas de ces deux esthétiques on retrouve  des formes archétypales de construction du personnage qui sont  essentielles à la compréhension de l’histoire et qui fondent leur forte résistance  au temps. Cependant, préciser  ce qu’est un « personnage » et un « caractère » est indispensable. Pour aider au décodage, les notions de « type » et de « tempérament » doivent être également interrogées.

Cette  réflexion a donné lieu à une journée d’étude le lundi 30 novembre 2015 au Théâtre du Soleil : Jouer la danse, danser le jeu.

GROUPE 3 : La Choreia, une Technê vive

Piloté par Jean-Marc Quillet, musicien, directeur adjoint du conservatoire d’Amiens

Pour aborder la question de la relation entre théâtre, musique et danse, il est fécond de convoquer la notion antique de choreia. Pour une raison élémentaire : adopter un terme simple pour désigner cette relation complexe offre une économie discursive très profitable. Il est à noter que le terme “choreia” est la source étymologique de “chœur” comme de “chorégraphie”. Ce sujet occupera plusieurs journées du CIRRAS, journées d’études et d’échange suivant le projet du groupe.

Une première journée d’étude a été organisée le 18 mai 2015 : Théâtre et musique au Théâtre du Soleil en hommage à Jean-Jacques Lemêtre.

La journée d’étude du 15 avril 2016 s’intitule : Choreia 1 – Espace.

La relation entre texte, corps et musique se trame sur un métier utilisant les fils du temps. Le temps de la littérature (imaginée d’abord puis écrite et enfin adressée), celui du mouvement (gestes et déplacements) et celui du son (texte adressé, musique, bruitage).
Ce textile temporel forme une sorte de meta-texte qui ne peut trouver vie sans espace.
Aussi, commencerons-nous, précisément, par envisager l’espace nécessaire au déploiement de la choreia. Espaces acoustique et visuel, car force est de constater que musique, texte et corps ne peuvent exprimer leurs discours coordonnés que dans un espace ou l’intelligibilité des signaux auditifs est possible tout comme la circulation des repères visuels.

Cette  réflexion donnera lieu en 2020 à une publication chez l’Harmattan

GROUPE 4 : L’art de la marionnette, un art en mutation : de la tradition aux identités métissées et aux nouvelles formes émergeantes.

Piloté par Véronique de Lavenère, ethnomusicologue, chercheur au Laos.

Ce groupe propose une réflexion sur l’articulation tradition/création dans l’art des marionnettes aujourd’hui: la pérennité des pratiques traditionnelles, les reviviscences de certaines formes, les adaptations, transformations, circulations, mais aussi les emprunts, rencontres et créations multiculturelles ou encore les notions d’innovations.

À travers la diversité des formes, dans le contexte d’évolution des sociétés et de mondialisation actuel, la réflexion autour de la notion de création/tradition, interrogera  les questions de maintien et circulation des formes traditionnelles, leurs mutations et dynamiques de changement et l’articulation de l’émergence de nouvelles formes pluriculturelles certes innovatrices, faisant entrer les marionnettes dans les formes d’art contemporaines, mais bien souvent empruntes de nécessité « de retour aux sources » questionnant « l’identité culturelle ».

 

GROUPE 5 : Les scènes interculturelles sur les cinq continents.

Piloté par Françoise Quillet.

Le groupe étudie et compare différentes adaptations et réécritures de la pièce Médée d’Euripide sur les cinq continents, en Afrique (Tunisie), Amérique (Mexique, Caraïbe, Brésil), Asie (Japon, Taïwan, iran, etc.), Europe (Espagne, Grèce, Italie, Portugal, etc.) et Océanie (Australie).

Une publication est prévue fin 2017.

 

 

 

Axes de recherche et groupes de travail


Le but du CIRRAS est de développer la réflexion et la recherche sur les formes du spectacle vivant sur les cinq continents : ancrage dans les sociétés, échanges entre cultures, métissages, transmissions de savoirs, etc.

Plusieurs axes de recherche ont été définis et des groupes de travail constitués. Chaque groupe, piloté par un ou une responsable de recherche, universitaire ou praticien du spectacle, fonctionne sous la forme d’un séminaire selon le rythme qui lui est propre. Ces séminaires peuvent être accompagnés de conférences, annoncées dans l’agenda. Des journées d’étude sont également régulièrement organisées.

Le travail des groupes doit déboucher sur une publication. Cela a déjà été le cas pour les groupes “Formes spectaculaires sur les cinq continents “, et “Les formations en arts du spectacle

 

Groupes de recherche actifs pour la période  2016 – 2017


GROUPE 1 : Confrontation des esthétiques en arts du spectacle sur les cinq continents.

Piloté par Françoise Quillet, maître de conférences, HDR

Il s’agit  en premier lieu d’ entamer une étude comparée d’ouvrages fondamentaux de poétique théâtrale et de différentes notions afférentes à ces traités. Il y aura dans un premier temps une présentation des ouvrages fondamentaux  qui ont donné des propositions utiles sur les arts du spectacle selon le schéma suivant :1/ le contexte (époque, état du théâtre à cette époque …)- 2/ le ou les auteurs (d’où ils viennent : philosophes, théoriciens, hommes de théâtre…)- 3/ les domaines abordés – 4/leur dimension théorique (quel système théâtral y découvre-t-on ?) – 5/ leur rôle, leur importance pour le théâtre, à leur époque, aujourd’hui, dans leur pays et hors de leur pays. Nous nous attacherons ensuite à analyser et à confronter les notions d’esthétique théâtrale développées dans les ouvrages choisis.

 Cette  réflexion donnera lieu en 2018 à une première publication chez l’Harmattan

GROUPE 2 : La notion de personnage en danse :  Théâtralité de la danse, caractérisation par le typage

Piloté par Nadejda L.Loujine, chorégraphe

Personne fictive au service d’une histoire, le personnage, a glissé de l’archétype  vers  une association  de conceptions. Puis  il a été questionné sur sa fonction et sur pertinence à la période contemporaine, pour ensuite être démonté comme une machine et arriver à son effacement. Même si ces données nouvelles ont marqué les consciences en matière d’histoire des arts en général, la danse classique et la danse de caractère n’ont pas été atteintes. En effet, dans  le cas de ces deux esthétiques on retrouve  des formes archétypales de construction du personnage qui sont  essentielles à la compréhension de l’histoire et qui fondent leur forte résistance  au temps. Cependant, préciser  ce qu’est un « personnage » et un « caractère » est indispensable. Pour aider au décodage, les notions de « type » et de « tempérament » doivent être également interrogées.

Cette  réflexion a donné lieu à une journée d’étude le lundi 30 novembre 2015 au Théâtre du Soleil : Jouer la danse, danser le jeu.

GROUPE 3 : La Choreia, une Technê vive

Piloté par Jean-Marc Quillet, musicien, directeur adjoint du conservatoire d’Amiens

Pour aborder la question de la relation entre théâtre, musique et danse, il est fécond de convoquer la notion antique de choreia. Pour une raison élémentaire : adopter un terme simple pour désigner cette relation complexe offre une économie discursive très profitable. Il est à noter que le terme “choreia” est la source étymologique de “chœur” comme de “chorégraphie”. Ce sujet occupera plusieurs journées du CIRRAS, journées d’études et d’échange suivant le projet du groupe.

Une première journée d’étude a été organisée le 18 mai 2015 : Théâtre et musique au Théâtre du Soleil en hommage à Jean-Jacques Lemêtre.

La journée d’étude du 15 avril 2016 s’intitule : Choreia 1 – Espace.

La relation entre texte, corps et musique se trame sur un métier utilisant les fils du temps. Le temps de la littérature (imaginée d’abord puis écrite et enfin adressée), celui du mouvement (gestes et déplacements) et celui du son (texte adressé, musique, bruitage).
Ce textile temporel forme une sorte de meta-texte qui ne peut trouver vie sans espace.
Aussi, commencerons-nous, précisément, par envisager l’espace nécessaire au déploiement de la choreia. Espaces acoustique et visuel, car force est de constater que musique, texte et corps ne peuvent exprimer leurs discours coordonnés que dans un espace ou l’intelligibilité des signaux auditifs est possible tout comme la circulation des repères visuels.

Cette  réflexion donnera lieu en 2020 à une publication chez l’Harmattan

GROUPE 4 : L’art de la marionnette, un art en mutation : de la tradition aux identités métissées et aux nouvelles formes émergeantes.

Piloté par Véronique de Lavenère, ethnomusicologue, chercheur au Laos.

Ce groupe propose une réflexion sur l’articulation tradition/création dans l’art des marionnettes aujourd’hui: la pérennité des pratiques traditionnelles, les reviviscences de certaines formes, les adaptations, transformations, circulations, mais aussi les emprunts, rencontres et créations multiculturelles ou encore les notions d’innovations.

À travers la diversité des formes, dans le contexte d’évolution des sociétés et de mondialisation actuel, la réflexion autour de la notion de création/tradition, interrogera  les questions de maintien et circulation des formes traditionnelles, leurs mutations et dynamiques de changement et l’articulation de l’émergence de nouvelles formes pluriculturelles certes innovatrices, faisant entrer les marionnettes dans les formes d’art contemporaines, mais bien souvent empruntes de nécessité « de retour aux sources » questionnant « l’identité culturelle ».

 

GROUPE 5 : Les scènes interculturelles sur les cinq continents.

Piloté par Françoise Quillet.

Le groupe étudie et compare différentes adaptations et réécritures de la pièce Médée d’Euripide sur les cinq continents, en Afrique (Tunisie), Amérique (Mexique, Caraïbe, Brésil), Asie (Japon, Taïwan, iran, etc.), Europe (Espagne, Grèce, Italie, Portugal, etc.) et Océanie (Australie).

Une publication est prévue fin 2017.