Appels à contributions


Nous publions ici les appels à contributions en prévision de Rencontres-débats ou de Colloques Universitaires que nous font parvenir les membres du CIRRAS.

Paris (France) : Le théâtre et les cinq sens : théories, esthétiques, dramaturgies.

Dates du Colloque : les 13 et 14 juin 2016. Maison de l’Italie, Cité Internationale Universitaire de Paris. 7A, Boulevard Jourdan. 75014. Paris.

Colloque organisé dans le cadre d’un projet triennal de recherche et de création SENSES : the Sensory Theatre. New transnational strategies for theatre audience building (responsable scientifique : Maddalena Mazzocut Mis, Université de Milan), CREATIVE EUROPE 2015 (CE CULT2015/Coop1/SENSES: the sensory theatre. New transnational strategies for theatre audience building – AGREEMENT NUMBER 2015 – 1633 / 001 – 001), qui fédère l’Université de Milan (Italie), l’Université de Galati (Roumanie) et l’Université d’Avignon (France), entend s’interroger sur la présence et les modes de présence des cinq sens au théâtre.

Dates clés du Colloque :  propositions de communications à adresser, avec une brève fiche biographique, avant le 30 décembre 2015 pour une réponse du comité le 15 janvier 2016, conjointement à :maddalena.mazzocut-mis@unimi.it et paola.ranzini@univ-avignon.fr

Argumentaire :

S’interroger sur le rôle que jouent les cinq sens au théâtre signifie étudier le mode de fonctionnement de la communication au théâtre qui relève de l’utilisation concomitante de codes multiples (linguistiques et extralinguistiques). Si l’importance des sens dans la réception est reconnue, notre questionnement n’entend pas se limiter à étudier la composante sensorielle de l’expérience esthétique, dans les effets produits sur le spectateur du théâtre. Car nous nous interrogerons notamment sur les modes de présence des sens dans les différentes phases du processus de création et dans la genèse du spectacle. Le corpus comprendra le théâtre et la performance, les productions européennes et extra-européennes, y compris celles destinées aux jeunes publics, contemporaines mais également des siècles passés afin d’esquisser une étude selon un axe diachronique.Ainsi, notre ambition est de comprendre le fonctionnement d’un théâtre « sensoriel » dans les contextes des différentes cultures et des différents siècles. L’attention sera portée aux sens de la vue et de l’ouïe, auxquels fait appel traditionnellement le théâtre à travers le spectacle qui est donné à voir et la parole qui est donnée à entendre, mais surtout aux sens du toucher, de l’odorat et du goût.

Nous nous interrogerons sur le statut (différent ? plus réel et moins illusionniste ?) qu’ont, au théâtre, ces trois sens par rapport aux sens de la vue et de l’ouïe.

Axes prioritaires et questionnements privilégiés :

– La relation avec le spectateur : l’esthétique du spectacle immersif (performance et théâtre) ; – Le rôle de la technologie dans la construction d’un spectacle immersif ; – Le rôle que les cinq sens jouent est-il différent dans la performance et dans le théâtre ?- L’écriture et les sens : comment le texte du théâtre peut-il être une écriture sensorielle ? – La relation metteur en scène/acteurs : quel rôle les sens jouent-ils dans le processus de création du spectacle ? – La fonction de l’objet scénique dans la stimulation sensorielle du spectateur. – L’odorat et le goût dans la constitution d’une tradition « autre » : la mode de l’exotisme au théâtre au dix-neuvième siècle et la diffusion d’un théâtre identitaire postcolonial sur les scènes européennes contemporaines interrogent sur la fonction des sens autres que la vue et l’ouïe dans la connotation de ce genre de spectacles. – La fonction des sens dans la connotation des genres de théâtre : l’exemple du théâtre pour l’enfance et la jeunesse et des genres dits mineurs.

Le colloque alternera séances plénières et ateliers. Un atelier sera tout particulièrement consacré à la présentation de communications de doctorants et jeunes chercheurs.

Le colloque réservera un atelier à la présentation des résultats des laboratoires decréation organisés pour l’année universitaire 2015-2016 au sein des trois universités partenaires du projet.

Les langues admises pour les communications sont : le français, l’anglais et l’italien. Cependant, pour les communications en anglais et en italien, les conférenciers s’engagent à fournir aux organisateurs, un mois avant la date du colloque, un résumé de leur communication en français et un plan en power-point.

La publication des actes est prévue dans la revue dirigée par la coordinatrice principale du projet, Maddalena Mazzocut-Mis, Itinera (http://riviste.unimi.it/index.php/itinera).

 

Sousse (Tunisie) : Colloque international :  L’Interculturalité dans les arts : enjeux et perspectives.

 

 Dates du Colloque: les 5 et 6 mars 2016.

Colloque organisé par L’unité de recherche UR 13ES57 de l’Institut Supérieur des Beaux-arts de Sousse avec l’appui de ses partenaires *[1]

Dates-clés du Colloque :

du 15 novembre au 30 décembre 2015 :réceptions des propositions de communications (intitulé et résumé + CV ) –15 janvier 2016 : dépouillement et sélection des communications par le comité scientifique du colloque. – 20 février 2016 : dernier délai pour envoyer le texte complet de la communication

Envoyer les propositions aux adresses électroniques suivantes: <zaiene_sedki@yahoo.fr> ou hafedhdjedidi@yahoo.fr

 Argumentaire :

Jamais les pays, les cultures et les arts ne se sont tant croisés pacifiquement que pendant les dernières décennies du XXème siècle et les quinze années du début de ce siècle. Les nouvelles technologies y compris les réseaux électroniques ont joué un rôle prépondérant dans ce qu’on pourrait appeler désormais la polyphonie culturelle et artistique. Dans les arts, particulièrement, les expériences d’artistes les plus percutantes qu’elles soient signés par des poètes, musiciens, metteurs en scènes, plasticiens, performers, cinéastes, artistes circassiens n’atteignent l’originalité que parce qu’elles se sont nourries aux sources d’autres cultures que la leur propre. Des artistes comme Artaud, Cage, Strehler, Peter Brook, Bartabas, Taoufik Jbali ou encore plus proches de nous de jeunes artistes comme Irem Bekter, Denis Moreno, Patricia Perez, Kamel Jomaa et le marocain Mehdi Nabti, pour ne citer qu’eux dans le beau désordre de la mémoire interculturelle ( !!), ont tous créé dans et grâce à l’interculturel apportant ainsi la preuve qu’en création l’ex-nihilo est une illusion, une chimère. Quelle oeuvre artistique contemporaine, à l’ère de la mondialisation : roman, pièce de théâtre, film, composition musicale, toile, performance, installation peut se lire, aujourd’hui, en dehors des interférences culturelles, artistiques, esthétiques ?

La création artistique est-elle entrée aujourd’hui définitivement dans un processus de transculturalité qui se veut judicieusement ou hypocritement interculturel ? L’étouffement de la “localité “, la dissipation de la couleur locale, le détachement du patrimoine constituent-il une monnaie d’échange contre la reconnaissance et l’accès à l’universalité ? La création artistique,saurait-elle échapper à la consomption en choisissant de s’installer volontairement dans l’hybridité culturelle ?

Si les cultures se rencontraient auparavant dans la violence et les guerres, autorisant plagiat, appropriation, subtilisation des biens, savoir et savoir-faire artistique peut-on aujourd’hui se rendre béatement à l’évidence d’une interculturalité pacifiste que véhiculeraient certaines oeuvres d’art ?

Le traitement de cette question a ouvert de larges débats où il a été démontré qu’il est difficile de mettre tous les violons au même diapason. Par contre, ici et là, comme pendant, comme réplique à l’échec et à l’esbroufe des débats idéologiques sur la question du dialogue des cultures et du trans-artistique fleurissent des festivals, des rencontres, des projets, des expériences, voire des espaces d’artistes où les arts du monde se mêlent, s’entremêlent, interagissent, recréant ainsi une nouvelle dynamique où souvent, sous couvert de l’interculturel et de l’inter-artistique, des bailleurs de fonds (états, organismes, mécènes) servent des desseins insoupçonnés. L’argent principal moteur de cette dynamique est un levain dans le monde des arts et du spectacle. Y a t-il , en la matière, un argent propre et un autre qui ne le serait pas ou qui le serait à moitié ? Jusqu’où peut aller la sponsorisation « internationale » de l’art ?

La question de l’interculturalité dans son rapport à la création artistique ouvre donc un débat sur le devenir de la création artistique dans le contexte d’une mondialisation caméléonienne et spéculative.

Le présent colloque voudrait donc explorer, par l’étude et l’analyse, les pistes suivantes :

  • L’interculturalité: addition, association, juxtaposition ou substitution de cultures.
  • L’interculturalité, un produit de l’art consensuel postmoderne en réaction à la “pureté”moderne ? Echec ou gloire?
  • La technoculture de l’hypermédium, le “tout numérique” : une uniformisation de la richesse de l’interculturalité ?
  • L’interculturalité dans les arts et les risques de la stratification des imaginaires.
  • Le rôle de l’argent dans son rapport à l’art et à la culture en interaction avec d’autres cultures.
  • La question du spectateur dans le melting-pot des cultures et des arts

 Frais de participation pour les intervenants étrangers (hébergement +restauration + kit du colloque + pause-café + souscription à la publication des Actes du colloque) : 200 Euros

Frais de participation pour les Tunisiens (+ kit du colloque + pause-café + souscription à la publication des Actes du colloque) : 100 DT

Comité scientifique : Hafedh Djedidi : Pr. de l’Enseignement supérieur : études théâtrales et arts du spectacle, Univ. de Sousse. Olfa Youssef : Pr. De l’Enseignement supérieur en civilisation arabo-musulmane et religions comparées. Faten Chouba Skhiri, Maître de conférences en arts plastiques, Univ. de Sousse. Amos Fergombé : Professeur des universités, Université d’ARRAS. Françoise Quillet, Maître de conférences en Arts du spectacle (LE CIRRAS, Paris). Sana Jemmali : Maître de conférences en Arts plastiques, Univ. De Sousse. Fateh Ben Ameur : Maître de conférences en arts plastiques, Univ. De sfax.

Comité d’organisation :Hafedh Djedidi : Président; Sedki Zayenne : Coordinateur général; Olfa Bouassida Souli; Sonia Daou; Heykel Mani; Med Ali Chtioui

[1] * l’Association RADHEDH Méditerranéen pour les Arts, la Délégation Culturelle de Sousse et l’IFT (relais culturel de Sousse)